Q5 - Union des Dockers

Le chef actuel de l'Union, Screel Dorfman [NM, humain, G3 ; pv 14 ; In 17], a succédé à son père, assassiné en l'an 7 du IIIème Âge (588 AC) dans des circonstances jamais élucidées. Bien que possédant une demeure en ville, il réside désormais dans cette bâtisse qu'il a fait transformer en une véritable forteresse, entouré de solides hommes de main chargés d’assurer sa protection.

Située entre la porte des Docks et celle de Saint-Cuthbert, cette bâtisse de deux étages sert à la fois de siège et de place forte pour l’Union des Dockers. Autrefois organisation respectée pour sa défense des intérêts des travailleurs du port, elle est désormais redoutée pour ses méthodes coercitives et soupçonnée d’être mêlée à diverses activités criminelles. Ceux qui s’opposent à elle s’exposent à des “accidents” sur les quais ou à des disparitions inexpliquées, contribuant à sa réputation sulfureuse.

Considérée comme la plus militante des organisations ouvrières de la Cité de Faucongris, l’Union des Dockers contrôle de facto le déchargement et le transfert de toutes les marchandises transitant par les quais. Ses membres sont les seuls autorisés à manipuler les cargaisons entre les navires et les entrepôts de la ville, et ils défendent jalousement ce monopole, n’hésitant pas à se mettre en grève et à bloquer les marchandises lorsque leurs exigences ne sont pas satisfaites. Toute négociation – qu’elle porte sur les tarifs, les conditions de travail ou la manutention de cargaisons particulièrement lourdes – doit être menée avec prudence, sous peine de voir l’activité portuaire paralysée. Il est de notoriété publique qu’un supplément discret aux taxes officielles permet d’accélérer le traitement des marchandises, tandis que certains litiges nécessitent l’intervention d’un représentant de l’Union des Marchands et Commerçants (V4), lequel doit presque toujours verser une contribution financière pour obtenir une résolution rapide du conflit.

Les bateliers rhéniens chargent et déchargent leurs marchandises en aval, sur le Quai des Barges (Q2), sans recourir aux services des dockers officiels. L’Union tolère tant bien que mal cette situation, redoutant de s’aventurer dans cette zone insalubre et d’avoir à affronter l’ensemble de la communauté rhénienne.

Notes pour le MD : Le grand activisme de l’Union masque en réalité un système d’extorsion bien rodé, mis en place par son ancien chef, Hugo Dorfman, lui permettant d’en tirer d’importants profits grâce aux marchands soucieux de voir leurs cargaisons déchargées rapidement et entreposées en toute sécurité, ou désireux de voir celles de leurs concurrents laissées pourrir à bord des navires, voire détournées. Bien qu’ayant cherché à éviter tout conflit avec la Guilde des Voleurs (V24), son refus de collaborer aux activités de contrebande parrainées par celle-ci lui attira son courroux et conduisit vraisemblablement à sa fin tragique. Depuis lors, la Guilde des Voleurs a changé de stratégie, utilisant des agents infiltrés au sein de l’Union pour la manipuler de l’intérieur.