Sociétés Magiques de la Flannesse
Génèse de l'Art magique et des Guildes de mages
Toute magie ne trouvant pas son origine dans le pouvoir d’une divinité ou d’une puissance primordiale relève de la magie profane. Les bribes de l’histoire ancienne de la Flannesse qui sont parvenues jusqu’à nous suggèrent que les premiers individus à avoir su la maîtriser jouissaient de pouvoirs innés, sans aucun rapport avec les méthodes employées par les mages modernes pour parvenir aux mêmes fins. De nombreux récits, issus des différentes cultures de la Flannesse, mettent en évidence l’existence de sorciers dotés de pouvoirs incommensurables avant le Grand Cataclysme.
Une croyance encore très répandue parmi le peuple flanna veut que ces sorciers originels aient eu du sang de dragon dans les veines, et que leur aptitude à manier la magie ait tiré son origine de ce lointain héritage. Les sulois considéraient quant à eux cette faculté comme une mutation fortuite, tandis que leurs rivaux baklunis y voyaient plutôt la manifestation d’un potentiel d’élévation spirituelle. Quoi qu'il en soit, les deux cultures montrèrent le plus vif intérêt pour ce don, cherchant à le cultiver ou à le maîtriser selon leurs besoins. Grâce aux demiurges qui émergèrent parmi les plus puissants de ces sorciers, leurs empires atteignirent des sommets inégalés.
L’essor de la magie écrite joua un rôle déterminant dans la diffusion de l’Art magique au-delà des individus chez qui la magie s’éveillait naturellement. Incantations et formules magiques furent d’abord conçues comme des outils pédagogiques par les Mages de pouvoir sulois et les Prêtres-sorciers baklunis, afin de former plus aisément leurs apprentis.
C’est probablement à cette époque que se structurèrent les premières formes d’organisations magiques durables. Afin de préserver, transmettre et perfectionner ce savoir désormais consigné par écrit, les mages les plus érudits commencèrent à se regrouper en communautés organisées, accueillant des apprentis et mettant en commun leurs connaissances. Ces premières sociétés de magie, encore informelles, posèrent les bases de ce qui allait devenir, au fil des siècles, les guildes de mages.
La magie écrite ne tarda pas à s’étendre, notamment après les Cataclysmes jumeaux. Si elfes et nains maîtrisaient déjà l’usage des runes et des incantations, les tribus œridiennes nomades – dépourvues de mages puissants – adoptèrent rapidement ces méthodes et contribuèrent à leur large diffusion. Les ambitieux Ærdi en tirèrent un profit particulier : leurs mages de bataille et la puissance de leurs invocations leur permirent d’asseoir leur domination sur de vastes régions de la Flannesse.
Dernière mise à jour, le 12/04/2026 :