Les Dieux de Greyhawk
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Demi-Dieux

Sotillon (La Reine Estivale)

La Reine du Bien-Être

Quand le vent souffle du sud et que les semences sont plantées, il est
grand temps de se reposer et d'apprécier la chaleur de l'été dans un
endroit paisible, en faisant bonne chère en compagnie de gens agréables.

Déesse Mineure de rang 9

Alignement :
Chaotique Bon (Neutre)
Plan d'existence :
Ysgard (Gladsheim) / Ysgard
Résidence :
Les Champs Verdoyants
Symbole :
Tigre ailé
Domaines :
Été, Vent du Sud, Bien-être, Confort.
Panthéon :
Œridien, Commun (peu vénérée)
Suivants (algt) :
CB, CN
Suivants (type) :
Fermiers, festivaliers.
Symbole de Sotillon

Sotillon

Avatar :

Peu de déesses surpassent la beauté de Sotillon et l’iconographie sacrée s’attache à en restituer toute la grâce. Elle est généralement représentée sous les traits d’une ravissante jeune femme, allongée sur une couverture, un verre de vin à la main, vêtue d’une robe diaphane. Ses longs cheveux roux, librement dénoués, retombent sur ses épaules en boucles indisciplinées et son sourire rayonne d’une douce insouciance.

Lorsqu’elle se manifeste sur Tærre, Sotillon prend généralement l’apparence d’une jeune femme à son image : éclatante de beauté, le regard chaleureux et les cheveux couleur de feu. Elle porte des vêtements amples et confortables, blancs ou jaune pâle, qui suivent ses mouvements sans jamais les entraver. Une flûte pastorale dépasse de l’une de ses poches et une faucille, qui semble neuve, pend à sa ceinture.

Elle est toujours accompagnée d’Æstyrion, un tigre doté d’ailes puissantes, qui lui sert de monture et de gardien. Une étrange faux se trouve toujours à proximité, reposant le plus souvent contre un support ou flottant lentement dans les airs. Lorsque Sotillon parcourt les cieux sur le dos d’Æstyrion, la faux la suit d’elle-même, comme mue par une volonté propre.

Sotillon (Mage 20, Prêtresse 15, Barde 10)
RM 50 % ; CA -2 ; MV 12 ; PV 140 ; TAC0 8 (faucille) ; #AT 1 ; Dmg 1d4+4 (faucille) ; TA moyenne (1m64) ; For 14, Dex 19, Con 18, Int 20, Sag 20, Cha 23.

Sotillon est immunisée au froid et au feu, ainsi qu’aux effets néfastes des sorts élémentaires d'air. Si un sort lui provoque un inconfort quelconque, celui-ci ne peut l’affecter plus d’un round. Elle peut utiliser les sorts de toutes les écoles et de toutes les sphères, à l’exception des sorts de froid, de ténèbres et de nécromancie noire. Elle privilégie nettement les sorts d’enchantement/charme ou d’illusion, rechignant à recourir à des magies destructrices ou mortelles.

La faux se nomme Deshaënd, « Celle qui assiste sans jamais défaillir ». C’est une arme +2 douée de conscience et d’une vive intelligence, mais qui ne communique jamais avec les mortels de quelque façon que ce soit. Lorsque Sotillon est contrainte au combat, elle siffle bruyamment pour appeler Deshaënd, qui s’anime alors et combat d’elle-même (TAC0 -6 ; #AT 3 ; Dmg 1d8+11), faisant tout son possible pour protéger la déesse. La faux est indestructible et insensible à toute contrainte physique ou magique. Seul un sort de bannissement peut la détourner de sa cible, mais elle peut alors en choisir une nouvelle au round suivant.

Sotillon cherche toujours à éviter les affrontements directs, persuadant généralement autrui de combattre pour elle. Elle possède bien une faucille +3 acérée redoutable, mais personne ne l’a jamais vu s’en servir. Si nécessaire, elle peut utiliser à volonté son puissant pouvoir de charme-personne (qui impose un malus de -3 au jet de sauvegarde) pour contraindre une créature à agir selon son bon vouloir. Les elfes et demi-elfes ne bénéficient pas de leur résistance naturelle aux charmes contre ce sort, mais ils ne souffrent pas de malus à leur jet de sauvegarde.

Sotillon peut également, une fois par jour, lancer un sort de sommeil qui affecte 2d4 créatures, quels que soient leurs dés de vie. Ce sommeil est paisible et réparateur ; peu importe sa durée, il a les mêmes bienfaits qu'une nuit complète de repos. Toutefois, ceux qui s'éveillent ont besoin de 1d6 rounds pour reprendre pleinement leurs esprits.

D’un simple effleurement de sa main, elle peut détruire un mort-vivant craignant la lumière du soleil, ou plonger une créature vivante dans un état de torpeur qui l’a réduit à l’impuissance pendant un round. A la fin de celui-ci, si la cible échoue à un jet de sauvegarde contre les sorts, elle sombre alors dans un profond coma dont elle ne pourra sortir qu’au début du printemps suivant.

Æstyrion

Autres manifestations

Sotillon signale parfois sa présence par des signes discrets et presque imperceptibles, que seuls les esprits attentifs savent reconnaître. Une brise chaude et inattendue peut ainsi effleurer ses fidèles, ou parcourir un champ voisin en formant d’étranges ondulations dans les blés, les herbes hautes ou le foin fraîchement coupé.

Les lieux naturels offrant un confort inattendu et invitant au repos sont considérés comme bénis par la Reine du Bien-Être : une herbe étonnamment douce au milieu d’un champ, un creux parfaitement formé dans la branche d’un arbre, ou encore une pierre dont la forme invite naturellement à s’asseoir.

Plus rarement, la découverte inopinée d’un coussin ou d’une couverture à un endroit incongru – au bord d’un chemin, dans une clairière isolée ou à l’orée d’un champ – est tenue pour un signe sans équivoque du passage de la déesse.

Aspects mythiques

Sotillon est l'une des Velaeri, les cinq divinités œridiennes du vent, des saisons et de l'agriculture engendrées par le Seigneur des Tempêtes Procan et la Reine des Airs Akadie. Elle incarne la douceur de l’été, la chaleur bienveillante, la récompense méritée et le repos assumé après un dur labeur. Là où Atroa éveille le monde, où Wenta le prépare à surmonter l’hiver et où Telchur le confronte à sa rigueur, Sotillon lui offre la plénitude.

Elle règne sur les vents chauds du sud, les longues journées lumineuses et les nuits paisibles où le monde semble suspendu dans une fragile harmonie. Sous son regard, la terre offre ses richesses, les corps se reposent, les esprits s’allègent et les cœurs s’ouvrent à la joie. La vie s’épanouit alors sans avoir à se préoccuper du lendemain.

Plus insouciante que ses sœurs, Sotillon n’est toutefois ni naïve ni indolente. Elle sait que la chaleur peut devenir accablante, que l’eau peut venir à manquer et que l’abondance attire la convoitise. Les fruits de la terre peuvent être perdus aussi vite qu’ils ont été acquis : c’est pourquoi elle veille à ce que la prospérité soit protégée et partagée avec mesure.

Sotillon affectionne ses frères et sœurs divins, malgré leurs reproches sur son apparent détachement face aux responsabilités qui incombent aux Velaeri. Cependant, elle ne se soucie vraiment que d’Atroa dont elle prolonge l’élan vital, et dont la réussite conditionne la sienne. Elle sait user de l’influence de son époux, Zilchus – puissant dieu du commerce et figure majeure du panthéon œridien – dont elle partage le goût du confort et de l’abondance, sans jamais se soumettre à sa logique de pouvoir et d’ordre excessif.

Barde accomplie, elle apprécie la compagnie d’Olidammara le rieur, de Lirr la poétesse, de la chantante Lydia et du barde Heward, ces esprits libres qui partagent son goût de la musique, de la langue bien maniée et de la fête. Elle se montre indifférente aux autres divinités, n’étant véritablement troublée que par celles qui menacent l’harmonie fragile des saisons – et encore faudrait-il qu’elles viennent directement perturber la quiétude de l’été pour susciter sa colère.

Les Velaeri

Au temps jadis, le culte des Velaeri occupait une place centrale au sein d’une société œridienne pastorale où la survie dépendait directement de la pluie, du soleil et des cycles saisonniers. Lors des grandes migrations qui suivirent les Cataclysmes Jumeaux, les œridiens se tournèrent davantage vers les divinités du voyage – Célestian et Fharlanghn – qui correspondaient bien mieux aux besoins spirituels d’un peuple en mouvement. Par la suite, au contact des autres peuples de la Flannesse et l’avènement du Grand Royaume d’Ærdie, les dieux de la guerre, de la loi, de l’ordre et de la prospérité commerciale – Heironeous, Hextor, Pholtus et Zilchus – gagnèrent une place dominante au sein de la société œridienne, reléguant les Velaeri au second plan.

Cependant, bien qu’ils ne rassemblent plus les masses ni n’exercent d’influence majeure, les Velaeri – et tout particulièrement Velnius – n’en demeurent pas moins des divinités primordiales dans le cœur des communautés rurales d’ascendance œridienne. Sans les Velaeri, les campagnards pensent que les saisons cesseraient de se succéder en harmonie et que l’agriculture – fondement même des sociétés humaines – s’effondrerait, plongeant le monde dans le chaos.

Le culte de Sotillon

Dogme

Lorsque souffle le vent du sud et que les premières récoltes sont achevées, vient le temps du réconfort et du repos. La vie ne se résume pas au labeur : elle doit aussi être goûtée, célébrée et partagée.
Aide les autres, et tu t’aideras toi-même. La solidarité et l’entraide allègent les travaux des champs et fortifient les cœurs. Néanmoins, nul ne doit s’oublier entièrement : mesure tes efforts, préserve ton bien-être et respecte tes propres limites.

Le culte enseigne que le travail excessif et l’ascétisme dessèchent l’âme tout autant que l’oisiveté et la débauche. Une vie équilibrée exige de savoir s’arrêter, savourer l’instant et reconnaître la valeur de ce qui a été accompli. Les fidèles sont encouragés à partager leur table, leur musique et leurs histoires, car la joie partagée est une offrande en elle-même.

Lorsque les fruits du travail sont menacés, il faut les défendre avec la détermination d’une tigresse protégeant ses petits, car une existence privée de confort n’est qu’une survie sans âme.

Le culte rappelle que la douceur de l’été n’exclut pas la vigilance. Les biens durement acquis attisent l’envie et attirent la convoitise, et doivent être protégés avec fermeté.

Les adorateurs

Le culte de Sotillon attire avant tout ceux qui recherchent un certain confort et dont la prospérité dépend directement de l’abondance des récoltes et de la vigueur du monde rural. La Reine Estivale est ainsi honorée non seulement par les fermiers, mais également par les artisans et les commerçants qui savent que la générosité de la terre conditionne leur propre fortune : meuniers et boulangers, aubergistes et négociants, tailleurs, bourreliers et cordonniers, menuisiers et forgerons d’outils agricoles.

Reine du Bien-Être, Sotillon compte également parmi ses fidèles des épicuriens de toutes sortes : festivaliers, voyageurs, conteurs, et musiciens itinérants, sensibles tout autant à son lien avec la nature qu’à son attachement à la musique, à la convivialité et à la parole partagée.

Le culte de Sotillon est indissociable de celui de l’ensemble des Velaeri, dont elle incarne l’un des visages saisonniers. Les Velaeri sont vénérés essentiellement dans le Royaume-Uni d’Ahlissa, la Marche aux Ossements, le Royaume du Nord, le Comté d’Urnst, Ratik, la Solandie, l’archevêché de Veluna et Maison-Haute. Ils sont également honorés aux côtés de Merikka, demi-déesse de la paysannerie, dans la Grande Marche et le nord-ouest de Kéolande. Bien que leur culte soit interdit dans la Théocratie d’Arbonne, nombre de fermiers de cet état intransigeant leur font des offrandes en secret. Quelques foyers du culte des Velaeri subsistent en Pérennelande, en Furyondie et même en Pavoisie occupée.

À l’instar d’Atroa, Sotillon a su toucher des populations au-delà du seul peuple œridien. Son culte s’est diffusé le long des routes commerciales et dans les régions agricoles prospères, où la promesse d’abondance, de réconfort et de joie trouve un écho naturel. Son culte s’est ainsi étendu à travers les terres fertiles de la vallée du Sheldomar, du nord de Bissel jusqu’au sud du royaume de Kéolande.

Lieux de culte

Les lieux de cultes les plus anciens sont généralement dédiés à l’ensemble des Velaeri, reflétant leur origine commune et l’indissociabilité de leurs sphères d’influence. Ces sanctuaires sont décrits dans la page consacrée à Velnius car la majorité d’entre eux relèvent de l’autorité de son clergé, chargé de veiller à l’équilibre général des cycles climatiques et saisonniers.

Les Sanctuaires du Réconfort constituent l’essentiel des lieux de dévotion spécifiquement dédiés à Sotillon. Ce sont des temples cossus et accueillants, de véritables havres de détente et de joie. On n’y trouve jamais de bancs de prière austères, mais au contraire des chaises de prière rembourrées, fabriquées avec soin afin d’être le plus confortable possible. Les nombreuses fenêtres – ornées de vitraux colorés représentant des scènes champêtres et festives – peuvent s’ouvrir pour laisser entrer l’air chaud de l’été, tandis que de larges cheminées permettent de garder les lieux au chaud en hiver. Aucune dépense n’est épargnée pour assurer le confort des fidèles. Il est courant que des matelas et des couvertures soient disposés sur le sol afin que chacun puisse se relaxer comme il le souhaite.

On trouve parfois de petits autels ou des statues de la divinité – la représentant toujours allongée – dans les salles communes des auberges, signalant à tous que l'on peut y trouver repos et confort. Il existe également quelques lieux de culte naturels, des sites bénis pour leur beauté et le réconfort inhabituel qu’ils peuvent offrir aux voyageurs.

Cathédrale du Délice (Niole Dra, capitale du royaume de Kéolande)
Commandé par l’Église de Telchur, cet immense bâtiment fut édifié à partir de l’an -68 du calendrier commun, mais les dépenses engagées ruinèrent le clergé local. L’Église de Sotillon racheta le bâtiment à prix coûtant, le rénova et fit achever les travaux à son goût. Le temple principal se singularise par sa forme octogonale et ses immenses vitraux, dont certains sont parmi les plus beaux de la Flannesse. Des mécanismes nains, ajoutés il y a plus de deux siècles, permettent de les ouvrir tous simultanément en tirant un seul levier. L’intérieur regorge de tapis épais et de coussins, ainsi que de chaises et divans confortables. Le sanctuaire peut accueillir plus de cinq cents fidèles pour les cérémonies, chacun d'entre eux étant confortablement assis. Une immense statue en marbre de Sotillon, profondément endormi sur un canapé, domine le chœur central.

Rituels particuliers

Les heures de détente précédant le coucher sont considérées comme les moments les plus sacrés de la journée. Chaque soir, les fidèles adressent une prière à la Reine du Bien-Être au crépuscule, en plein air si le temps le permet et, idéalement, depuis une colline offrant une belle vue sur le coucher du soleil. Lorsque le besoin spirituel s’en fait sentir, ou tout simplement pour partager un moment de convivialité, ils peuvent se rendre dans un Sanctuaire du Réconfort à toute heure du jour ou de la nuit, mais ils ne seront sûrs d’être reçus qu’entre l’aube et le crépuscule. Il est d’usage de ne jamais venir les mains vides ; une volaille cuisinée, un panier garni ou une bonne bouteille de vin faisant parfaitement l’affaire.

Une messe hebdomadaire se déroule chaque jour des Dieux en fin de matinée, ou plus tard si la veille a été particulièrement festive. Ces offices consistent principalement en des chants liturgiques enjoués, au son d’instruments à vent jouant d’harmonieuses mélodies. S'endormir pendant la messe est non seulement toléré, mais considéré comme un acte vertueux et louable.

La Trêve des Corps
À tout moment de l’année, mais surtout en été ou lors des semaines de grand labeur, les Épicures organisent des pauses rituelles de repos durant lesquelles les fidèles se couchent pour une sieste courte mais profonde. On dit que ceux qui rêvent durant cette trêve reçoivent parfois de brefs messages de la déesse.

Fêtes religieuses importantes

Festival de l’Été (Chaudenoce) (toute la semaine du Festival de la Fertilité)
Le Festival de la Fertilité revêt une grande importance pour la plupart des cultes non mauvais de Tærre. Pour les fidèles de Sotillon, il marque le début du règne estival de leur déesse et constitue une semaine sainte. C’est une période de réjouissances, de festins partagés et d’un repos assumé après les derniers travaux du printemps.
Fête de Sotillon (4ème jour du Festival de la Fertilité, Solstice d’Été)
Point culminant de la semaine sacrée, ce jour marque officiellement le début de l’été et les festivités atteignent leur apogée. Les fidèles d’Atroa se joignent à ceux de Sotillon pour célébrer l’achèvement du travail de la déesse du printemps et l’entrée en pleine majesté de la déesse de l’été.
Jour de Sotillon (la Saint Oisif) (Jour des Dieux, le 25 des Moissons)
Ce jour est le plus sacré de l’année. Il incarne le point culminant de l’été et les fidèles de Sotillon célèbrent l'apogée de la puissance de leur déesse avec une grande ferveur. Nul ne doit travailler en ce jour : quiconque y contrevient trahit l’esprit de la Reine du Bien-Être. On l’appelle couramment la Saint Oisif, ou plus ironiquement le Jour du Labeur, tournant en dérision ceux qui rechignent à voir le travail banni, ne fût-ce qu’un jour par an.
C’est une journée de chants, de musique et de danse, ponctuée par quelques rituels traditionnels. Elle se termine par un somptueux festin, abondamment arrosé de vin et de bière. Très populaire, notamment auprès des jeunes gens et des amoureux, cette fête attire les foules de toutes confessions et de toutes origines. En cette nuit d'été, Luna, qui est pleine, se fait moins effrayante que d'habitude et devient la Lune des Amoureux, éclairant leurs ébats d'une douce lueur.

Ordres affiliés

Les Assoupisseurs
Cette confrérie de bardes, récente mais en pleine expansion, est étroitement liée au clergé de Sotillon. Elle regroupe des artistes itinérants dont l’art est consacré au repos et au réconfort des âmes. Leur domaine privilégié est la musique douce, les chants apaisants, les récits murmurés et les berceuses.
Ils n’aiment guère les grandes cités et préfèrent battre la campagne, de village en auberge, de ferme en château, offrant leurs services en échange du gîte, du couvert et d’une rémunération adaptée aux moyens de leur hôte. On les rencontre également fréquemment dans les lieux de culte de Sotillon, où ils bercent l’assistance lors des offices religieux et animent de façon informelle les veillées.
Ils sont réputés être capables d’endormir n’importe qui en quelques mesures et d’assurer un sommeil profond et réparateur. Leurs musiques, leurs chants et leurs récits poétiques soulagent les esprits tourmentés par le chagrin ou la peur, atténuent les douleurs des corps meurtris ou malades, et accompagnent en douceur les mourants dans leur dernier voyage.
Prêtresse de Sotillon

Prêtres du culte (les Épicures)

Profil psychologique des prêtres

Les Épicures aiment être dorlotés et apprécient les réceptions et banquets où il leur est possible d’écouter une douce musique, de goûter des mets de choix, et de participer à des conversations plaisantes en compagnie de gens intéressants. Ils ne sont pas pour autant oisifs, pensant au contraire que l’aisance et le confort deviennent ennuyeux quand ils ne sont jamais confrontés à l’épreuve et à la détresse.

Ils sont capables de détendre les gens au point de leur faire oublier leurs querelles et griefs, ce qui fait d’eux de bons diplomates. Ils se reposent bien davantage sur l’esprit que sur la force pour parvenir à leurs fins.

Organisation

Le clergé de Sotillon ne possède ni hiérarchie rigide ni structure centralisée. Fidèles à l’esprit de leur déesse, les Épicures jouissent d’une grande liberté d’action. Chaque temple fonctionne de manière autonome, s’organisant de façon souple selon les talents et les inclinations de ceux qui y officient.

L’autorité repose avant tout sur le charisme personnel, le prestige acquis, et la confiance de la communauté. Les prêtres nantis profitent de leur fortune pour attirer des artistes renommés, organiser des fêtes somptueuses et magnifier leur temple – autant d’éléments qui renforcent considérablement leur influence.

Seuls les novices, appelés Suiveurs de la Brise, sont tenus à une discipline minimale : assister leurs aînés, apprendre les rites et cultiver l’art d’apporter réconfort. Lorsqu’ils ont fait leurs preuves, ils deviennent Épicures, libres d’enseigner, de célébrer et de voyager selon leur conscience.

Les Épicures reçoivent souvent un titre (qui peut varier d’une région à l’autre) reflétant leur rôle du moment au sein du clergé :

  • Gardien du Réconfort : chargé de l’accueil et de l’entretien d’un temple ;
  • Servant du Bien-Être : proche de la population et organisateur d’évènements festifs ;
  • Veilleur Éveillé : artiste accompli ou spécialiste des arts ;
  • Pèlerin d’Été : prêtre itinérant, parcourant les routes à la recherche d’aventure.

Les prêtres de plus haut niveau sont appelés Maîtres d’Été. Sans disposer de réelle autorité, ils veillent toutefois à la bonne tenue des temples et peuvent intervenir lorsqu’un problème menace la réputation ou la cohésion du culte.

Activités journalières

Les Épicures ont peu d’obligations sacerdotales strictes, ce qui leur laisse largement le temps de s’adonner aux arts qu’ils chérissent : musique, poésie, littérature, arts de la scène, ou plus rarement peinture et sculpture. Ils participent à toutes les fêtes et réjouissances locales, où leur présence est toujours accueillie avec bienveillance. S’ils apprécient le repos, ils ne sont pas pour autant oisifs : ils dépensent une énergie considérable à alléger le labeur des autres et à rappeler à leurs ouailles que la vie doit être savourée plutôt qu’endurée.

Les Épicures estiment que l’on ne goûte pleinement la douceur de la vie qu’après avoir affronté l’adversité. Il n’est donc guère surprenant que les plus jeunes partent en aventure, désireux de se mettre à l’épreuve et d’acquérir les richesses nécessaires au confort qu’ils entendent savourer plus tard.

Ceux qui ont la charge d’un temple font de leur mieux pour rendre le lieu aussi accueillant que possible, n’hésitant pas à engager l’essentiel de leurs biens pour en améliorer le confort.

Enfin, ceux qui ont acquis une certaine notoriété deviennent fréquemment diplomates ou conciliateurs. Ils voyagent alors dans le confort, évitant autant que possible la fatigue et les logements misérables. Ils assistent à chaque événement mondain d’importance, tissant des liens et recherchant des soutiens solides afin de faciliter leur mission.

Relations avec les autres clergés

Tous les clergés Velaeri sont leurs alliés naturels, mais les Épicuriens partagent un lien privilégié avec les prêtres d’Atroa, reconnaissant volontiers qu’ils sont les débiteurs de leurs efforts printaniers. Ils entretiennent des rapports chaleureux avec les prêtres de Wenta, avec lesquels ils partagent le goût d’une détente bien méritée. Ils collaborent régulièrement avec les prêtres de Velnius même s’ils reprochent à ceux-ci leur paternalisme excessif. Et enfin, ils se montrent aussi cordiaux que possible avec les sinistres prêtres de Telchur, reconnaissant l’importance de leur rôle dans le cycle naturel des saisons.

Ils se moquent de la vanité des prêtres de Kurell, tournant leurs travers en dérision, et profitent des largesses du culte de Zilchus, se gardant bien de leur faire savoir qu’ils n’apprécient guère leur esprit rigide et leur mercantilisme forcené.

Peu soucieux de querelles théologiques, les Épicuriens collaborent volontiers avec les cultes non-œridiens qui œuvrent au bien-être des mortels et à l’épanouissement d’une nature maîtrisée. Leurs relations avec les cultes de Béreï, de Phyton et de Pélor sont particulièrement cordiales.

Ils côtoient les cultes liés à l’art, la beauté et la musique : Lydia, Lirr, Olidammara, Ye’Cind, Corellon Larethian, Hanali Celanil, Eilistraée, Sharindlar et Sheela Peryroyl. Ils réprouvent les cultes qui menacent le bien-être et la liberté individuelle, plus spécialement ceux qui prônent l’esclavage ou qui s’attaquent directement à la santé des corps et des esprits. Leur ennemi juré est incontestablement Incabulos, qui personnifie tout ce que Sotillon cherche à écarter du monde.

Caractéristiques minimales :
Charisme 14 et Sagesse 11 (Bonus de 10 % sur leurs points d'expérience si leur sagesse et leur charisme ont un score supérieur ou égal à 16.)
Races / Sexes autorisés :
Le clergé est ouvert à tous les humains et demi-humains, indifféremment hommes ou femmes. Si le culte n’attire guère les nains et les gnomes, nombre de demi-elfes, d’elfes et de petites-gens le trouvent plaisant et certains ont été jusqu’à entrer dans ses ordres.
Alignements possibles :
Chaotique Bon.
Armes autorisées :
N’importe quelle arme peu encombrante et simple d’utilisation (dague, épée courte, arbalète légère, fronde, gourdin, masse et marteau de guerre) ou dérivée d’un outil agricole (principalement faucille et faux ; mais aussi bâton, fléau, hachette et quelques armes d’hast).
Armures autorisées :
Les Épicures trouvent les boucliers incommodes et n’en utilisent donc jamais. Ils rechignent également à porter une armure, préférant s’en remettre à leurs sorts et objets magiques pour se protéger.
Vêtements cléricaux :
Les Épicures portent des vêtements qui se doivent, avant tout, d’être légers, confortables et élégants : robes en mousseline, chemises en soie, pantalons de lin, etc. Des chaussures confortables complètent leur tenue, tout comme un chapeau à large bord pour se protéger du soleil et de la pluie. Pour les cérémonies, ils revêtent une robe soyeuse aux couleurs de l’été dont les manches sont exagérément évasées et se coiffent d’une couronne de fleurs.
Sphères Majeures :
Générale, Charme, Climat, Création, Élémentaire (Air), Protection.
Sphères Mineures :
Soins (jusqu'au niveau 4), Temps, Végétale, Voyageurs.
Sorts spéciaux :
(3) Vent Ascensionnel, (4) Apaisement des vents.
Pouvoirs sur morts-vivants :
Repousse comme un clerc ayant la moitié de ses niveaux (arrondie à l'entier inférieur).
Compétences requises :
Étiquette et au moins une compétence artistique (Chant, Danse, Instrument à vent, Peinture ou Poésie).
Compétences en bonus :
Persuasion et Météorologie.
Pouvoirs spéciaux :
niveau 1
Dès le 1er niveau, un Épicure excelle dans l’art de créer l’harmonie autour de lui. Dans un lieu consacré à Sotillon ou lorsqu’il prend part à un banquet, une fête, une réception ou une cérémonie, il bénéficie d’un bonus de +2 à tous les jets de réaction, de Charisme ou d’interaction sociale (persuasion, négociation, apaisement, etc.).
niveau 3
Une fois par jour : Sommeil (sort de mage de niveau 1) ou Sieste ; le nombre de créatures à même d'être affectées étant doublé par rapport à ce qui est indiqué dans les descriptions de ces sorts.
niveau 5
À partir de ce niveau, un Épicure bénéficie en permanence d'une aura de bien-être qu'il peut étendre de sa simple personne à toutes les créatures présentes autour de lui, dans un rayon de 1 m par niveau. En plus des effets habituels du sort, toute créature bénéficiant de l'aura ressent une sensation diffuse de détente, comme après un bon repas ou une sieste réparatrice.
niveau 7
Une fois par jour : Cabane de Leomund (sort de mage de niveau 3).
niveau 9
Une fois par jour : Contrôle de la température sur 3 m (durée doublée).
niveau 12
Une fois par jour : Festin des héros.
niveau 14
Une fois par jour : Manoir somptueux de Mordenkainen (sort de mage de niveau 7).

Sortilèges spécifiques au culte de Sotillon

Vent ascensionnelWindbearer

(Invocation/évocation)
Niveau :
3
Portée :
10 m/niveau
Durée :
1 tour + 1 round/niveau
Zone d'effet :
Spéciale
Sphère :
Élémentaire (air)
Composantes :
V, M (symbole religieux)
Temps d'incantation :
6
Jet de sauvegarde :
Spécial

Ce sort fait apparaître une colonne large de 1,5 m et haute d'autant par niveau du prêtre. La hauteur peut être réduite, mais il faut le décider au moment de l'incantation. Le pilier peut résister à un poids de 20 kg par niveau. Si cela suffit pour contrer le poids d'un objet ou d'une créature, ce dernier (ou cette dernière) s'élève verticalement pour atteindre le sommet de la colonne en 1 round. Il est possible de résister à cet effet en réussissant un jet de sauvegarde contre les sorts. Le prêtre peut varier la hauteur de la colonne (de 1,5 m au maximum possible) en se concentrant pendant 1 round.

Apaisement des ventsCalm Winds

(Invocation/évocation)
Niveau :
4
Portée :
0
Durée :
1 tour + 1 round/niveau
Zone d'effet :
Globe de 6 m de rayon
Sphère :
Élémentaire (air)
Composantes :
V, M (symbole religieux)
Temps d'incantation :
7
Jet de sauvegarde :
Spécial

Ce sort crée une zone dans laquelle l'air reste exceptionnellement calme. Apaisement des vents annule les effets des tourbillons et des sorts tels que diable de poussière et rafale au sein de la zone protégée, bien qu'il ne soit pas mis fin à ces sorts. Les créatures natives du Plan Élémentaire de l'Air et celles qui sont à base de vent (telles que les vortex et les marcheurs de vent) font tout pour sortir au plus vite de cette zone. Cette dernière se déplace avec son créateur et perdure tant qu'il se concentre ou jusqu'à la limite de durée du sort. Le personnage peut se déplacer (à demi-vitesse) en maintenant sa concentration, mais ne peut faire aucun autre effort physique.