Permets au croyant de cultiver la graine du Bien dans la terre
de la Loi afin qu’il trouve sa place dans le jardin d’Al'Akbar.
Demi-Dieu de rang 5
Alignement :
Loyal Bon
Plan d’existence :
Mont Céleste / Mertion
Résidence :
Soqed Hezi (la Cité des Épées)
Symbole :
La Coupe et le Talisman d’Al'Akbar.
Domaines :
Protection de la communauté, Fidélité, Dignité, Devoir.
Panthéon :
Bakluni
Suivants (algt) :
LB
Suivants (type) :
Paladins, gardiens, soldats.
Avatar :
Al'Akbar apparaît presque toujours sous les traits de l’homme qu’il était lorsqu’il commença à prêcher : un jeune baklunien
séduisant, de haute stature, à la peau dorée et à la barbe soigneusement taillée. Il porte les vêtements traditionnels des
Exaltés : une longue tunique blanche et or dissimulant une armure légère, un turban immaculé et un talisman étoilé suspendu
à une chaîne d’or et d’électrum. Bien qu’il puisse combattre lorsque la nécessité l’exige, l’avatar d’Al'Akbar préfère guider
les mortels par l’exemple, la sagesse et l’inspiration. Sa simple présence ranime l’espérance, raffermit la foi et redonne courage
à ceux qui luttent contre le mal.
Al'Akbar (Prêtre 22, Guerrier 18)
RM 60 % ; CA -2 / -5 ; MV 12 ; PV 180 ; TAC0 -5 [-7 vs mauvais] (fauchon) ; #AT 5/2 ;
DG 1d6+13 [+15 vs mauvais] (fauchon) ; TA M (1m90) ;
Fo 19, De 17, Co 19, In 16, Sa 23, Ch 16 (19 envers les baklunis).
Dans sa main droite, il tient l’Épée de Korshid, un grand fauchon +3, +5 contre les créatures mauvaises,
dont la lame semble refléter en permanence la lumière du soleil. Cette relique de l’âge d’or baklunien inflige des dégâts doubles
aux créatures extraplanaires mauvaises, des dégâts triples aux morts-vivants, et détruit instantanément toute créature faite de
ténèbres ou originaire du Plan de l’Ombre (résistance à la magie réduite de 30 % contre ce pouvoir). Une fois par jour,
l’avatar peut brandir l’épée au-dessus de sa tête et invoquer la lumière de Korshid. La lame émet alors
une vive clarté semblable à celle du soleil dans un rayon initial de 3 mètres. Cette lueur produit les mêmes effets qu’un
rayon de soleil lancé au 20ème niveau et son rayon s’étend de 3 m par round pendant les 10 rounds
suivants ; au bout de ce temps ou dès que l’avatar abaisse son arme, cette lumière décroît progressivement avant de
disparaître complètement.
Il est protégé par Rûyin-Tan (Corps invulnérable en commun), une cotte de
mailles elfique +5 qui couvre son torse et ses épaules. Ce chef-d’œuvre de l’artisanat elfique occidental, réputé
indestructible, procure une classe d’armure exceptionnelle de -2 et permet à son porteur de bénéficier d’un jet de sauvegarde
pour échapper aux effets spéciaux des armes magiques. Il protège totalement son porteur des armes non magiques et des feux normaux,
et réduit de moitié les dégâts infligés par les armes magiques (hors bonus de Force) ainsi que par les feux magiques ou de
forte intensité.
L’avatar d’Al'Akbar est immunisé aux illusions, fantasmes, charmes et autres sortilèges destinés à tromper, manipuler ou altérer
sa perception de la réalité ou son jugement. Son aura est telle que, dans un rayon de 20 mètres autour de lui, ses alliés sont
immunisés à la peur, résistent aux effets de désespoir ou de découragement, et bénéficient d’un bonus de +2 au moral qui ne peut
être réduit d’aucune manière.
Il peut utiliser tous les sorts cléricaux à l’exception de ceux des sphères Nécromancie noire, Afflictions et Ténèbres. Ses sorts
de Soins, de Garde et de Loi produisent toujours leurs effets
maximaux avec une durée doublée, quels que soient les éventuels jets de sauvegarde ou pourcentages de réussite normalement
applicables.
Sur Tærre, son avatar dispose également des pouvoirs suivants, accordés par les Dieux Lointains :
Une fois par mois, il peut intercéder auprès des Dieux Lointains pour qu’ils accordent un souhait.
Une fois par semaine, il peut lancer : Régénération, Restauration, Résurrection et
Souhait limité.
Une fois par jour, il peut lancer : Communion et Vision (avec les Dieux Lointains),
Rappel à la vie, Guérison et Parole Sacrée.
Deux fois par jour, il peut lancer : Délivrance de la malédiction, Neutralisation du poison,
Soins des blessures critiques, Dissipation du Mal et Vision véritable.
Trois fois par jour, il peut lancer : Guérison des maladies, Guérison de la cécité ou de la surdité,
Délivrance de la Paralysie, Guérison de l’insanité et Soins des blessures graves.
Autres manifestations
Une douce lumière dorée émane d’un talisman étoilé et dissipe instantanément toute peur ou tout désespoir parmi les fidèles présents.
Une coupe sacrée émet une douce lumière jusqu’à ce qu’on la remplisse d’eau bénite. Celle-ci se transforme alors en une potion
qui neutralise le poison et soigne les blessures critiques de celui qui la boit dans les douze heures.
Une voix portée par le vent du désert prévient d’un danger imminent, sans préciser sa nature exacte.
Un gardien épuisé retrouve soudain la force de poursuivre sa veille alors qu’il est sur le point de se faire surprendre.
Aspects mythiques
Bien qu’Al'Akbar, le Restaurateur de la Droiture, soit aujourd’hui vénéré dans l’ensemble du monde baklunien comme l’une des plus
grandes figures religieuses de l’histoire de Tærre, il demeure avant tout le Grand Prêtre des Dieux Lointains et
l’intermédiaire privilégié entre les anciennes divinités bakluniennes et les mortels.
Les Dieux Lointains (Dieux des Paynims)
Selon la tradition baklunie, les Dieux Lointains sont les émanations du grand dieu de la Lumière. Très éloignés des
affaires des mortels, ils interviennent rarement directement dans le monde et transmettent plus volontiers une partie de leur
puissance à des héros ou à des serviteurs exceptionnels appelés à devenir des médiateurs entre les hommes et le divin.
Ils ont pour noms : Korshid, Danesh,
Khaleq et Asman.
Korshid, dieu du soleil, et Danesh, dieu de la sagesse, sont assimilés par les théologiens à
Pélor et Rao.
Khaleq, dieu de l’orage, et Asman, dieu du ciel, sont des divinités encore plus
lointaines qui ne font l’objet d’aucun culte. Le nom de Khaleq n’est plus invoqué que pour désigner la foudre divine qui frappe les
infidèles et châtie les serviteurs du Mal. Quant à Asman, son nom n’est plus que le simple synonyme de ciel dans la langue baklunite.
Les empereurs de la Première Dynastie, eux-mêmes vénérés comme des dieux, étaient les médiateurs entre les Dieux Lointains
et l’Humanité. Leur règne constitua le légendaire âge d’or de l’Empire baklunien, mais leur dynastie fut renversée et le culte des Dieux
Lointains progressivement oublié.
Al'Akbar naquit en l’an 2166 du calendrier baklunien traditionnel (-493 AC) au sein d’une noble famille de l’Empire. Témoin de la décadence
morale, politique et religieuse qui minait alors son peuple et celui de l’ennemi sulois, il abandonna les privilèges de sa naissance pour
parcourir les terres des Paynims. Au contact des tribus nomades, seules à avoir conservé le souvenir des Dieux Lointains – raison
pour laquelle on les désigne parfois comme les dieux des Paynims – il découvrit les textes sacrés de l’ancienne
religion déchue et les récits des exploits des temps héroïques. Dès lors, il entreprit de restaurer cette foi ancestrale presque entièrement
abandonnée au profit de croyances étrangères ou de pratiques impies.
Pendant plus de vingt ans, il prêcha sans grand succès pour la paix, le respect des dieux, le devoir envers la communauté et la fidélité
aux traditions. En l’an 2208 (-451 AC), il accomplit le voyage jusqu’au Pinacles d’Azor’Alq où il fut reconnu par les
Dieux Lointains comme leur nouveau médiateur auprès des mortels, le chargeant de ramener le peuple bakluni sur la voie de la vertu et
de la dignité. Il revint quatre ans plus tard et prophétisa la fin de l’Empire, mais ses paroles lui valurent d’être persécuté et ses
avertissements furent ignorés. Lorsque vint la Dévastation Invoquée et que la Pluie de Feu Incolore
anéantit les deux grands empires de l’Ouest, Al'Akbar conduisit les derniers Bakluniens jusqu’à Tovag Baragu afin
d’implorer le pardon des Dieux Lointains. Ses prières furent entendues et Korshid se manifesta sous la forme d’un messager céleste –
appelé Al'Asran dans la tradition akbarite – pour lui remettre deux saintes reliques : la Coupe et le Talisman.
Grâce à leurs pouvoirs, Al'Akbar guérit les malades, repoussa les créatures démoniaques qui ravageaient les terres dévastées et redonna
courage à son peuple.
Guidés par Al'Akbar, les survivants entamèrent un long exode au cours duquel le prophète accomplit de nombreux miracles et gagnèrent
finalement les côtes de l’océan Dramidj. Là fut fondée Ekbir, première grande nation née des ruines de l’ancien monde.
Al'Akbar y rétablit les anciens cultes, institua une nouvelle organisation religieuse et consacra le reste de sa vie à préserver l’héritage
spirituel de son peuple.
Al'Akbar finit par faire bâtir sa propre mosquée et permit à ses disciples de prononcer son nom dans leurs prières. Après sa mort, à l’âge
de quatre-vingt-neuf ans, il fut élevé au rang de Demi-Dieu. Cependant, contrairement à de nombreuses figures héroïques ayant accédé à
l’Apothéose, il ne chercha jamais à concurrencer les anciennes puissances qu’il avait servies toute sa vie. Les traditions
akbarites enseignent qu’il aurait pu prétendre à un statut supérieur grâce à l’étendue de son culte et à l’importance de son œuvre, mais
qu’il choisit délibérément de demeurer un demi-dieu afin de continuer à servir les Dieux Lointains plutôt que de rivaliser avec eux.
Cette posture constitue le fondement même de la théologie akbarite. Al'Akbar n’est pas seulement vénéré comme un prophète, un héros ou un
sauveur ; il est considéré comme le médiateur suprême entre les mortels et les anciennes divinités bakluniennes, celui à qui les
fidèles adressent leurs prières afin qu’il les présente aux Dieux Lointains et intercède en leur faveur.
Symbole
Le symbole d’Al'Akbar est une dyade formée de la Coupe et du Talisman, les deux reliques remises au Prophète par Al'Asran après la
Dévastation Invoquée, afin de soulager les souffrances du peuple baklunien et de lui permettre d’accomplir sa mission salvatrice.
Les théologiens les plus érudits enseignent qu’Al'Asran est la manifestation physique sous laquelle Korshid, le Dieu Lointain du Soleil,
se révéla au Prophète. Cependant, la plupart des baklunis considèrent Al'Asran comme une divinité distincte, un médiateur céleste envoyé
par les Dieux Lointains.
La Coupe est façonnée en or martelé, rehaussé de filigranes d’argent ciselés. Elle est sertie de douze grandes gemmes montées
dans des chatons d’électrum. Sa seule valeur de joaillerie dépasse 75 000 pièces d’or.
Le Talisman est une étoile à huit branches en platine martelé, décorée d’incrustations d’or ciselées, dont chacune des huit
pointes est coiffée d’une petite gemme. L’étoile est suspendue à une chaîne d’or et d’électrum ornée de huit groupes de trois perles
d’argent. La seule valeur de joaillerie de l’ensemble excède 10 000 pièces d’or.
Après la fondation d’Ekbir, la Coupe et le Talisman furent conservés dans la grande mosquée d’Al'Akbar où ils demeurèrent exposés pendant
plus de six siècles. Ils constituaient le trésor le plus sacré du Califat et étaient présentés publiquement lors de la Procession de
la Bénédiction, l’une des plus importantes cérémonies religieuses du culte akbarite.
En l’an 2878 HB (219 AC), lors de la seizième Procession de la Bénédiction, le cortège fut attaqué par un groupe d’étranges elfes aussi
grands que des humains. Après s’être emparés de la Coupe et du Talisman, ils s’enfuirent à dos d’aigles géants à travers les plaines des
Paynims en direction de la Barrière des Hautes-Cimes.
Le vol provoqua une onde de choc dans l’ensemble du monde baklunien. Le Grand Mufti d’Ekbir, responsable de la garde des
reliques, fut tenu pour responsable de leur disparition et banni du Califat. Réfugié dans les montagnes de Yatil, il contesta la
légitimité religieuse du Calife et fonda quelques années plus tard la Foi Véritable d’Al'Akbar. Il affirma que la
perte de la Coupe et du Talisman privait désormais les autorités d’Ekbir de l’héritage spirituel du prophète. Cet événement marqua le
début du Grand Schisme akbarite, dont les conséquences religieuses et politiques se font encore sentir aujourd’hui.
La Coupe et le Talisman n’ont jamais été retrouvés, et leur recherche constitue aujourd’hui encore une quête sacrée pour de nombreux
fidèles d’Al'Akbar. Leur localisation demeure un mystère ; les dernières rumeurs les situant quelque part dans le sud-est des
Royaumes Brigands, mais rien n’est moins sûr. Beaucoup croient que le retour de ces reliques sacrées annoncera une nouvelle intervention
d’Al'Akbar dans les affaires du monde et l’avènement d’un nouvel âge d’or pour le peuple baklunien.
La représentation conjointe des deux reliques sacrées est fréquemment utilisée dans l’iconographie religieuse, cette dyade
symbolisant l’importance du rôle confié à Al'Akbar par les Dieux Lointains dans leur alliance restaurée avec le peuple baklunien.
Si la Coupe et le Talisman réunis constituent le symbole officiel du culte, les fidèles utilisent aujourd’hui diverses versions
simplifiées inspirées des reliques originelles, dont certaines sont devenues emblématiques de courants particuliers de la foi
akbarite.
Le Talisman étoilé : une étoile à huit branches, de préférence en platine, parfois rehaussé
d’incrustations d’or et de gemmes, souvent portée en pendentif par les fidèles et les prêtres, parfois gravée sur une arme, une
armure ou un bouclier.
La Coupe sacrée : un calice reproduisant assez fidèlement la Coupe originelle, utilisé lors
des cérémonies religieuses, notamment pour confectionner de l’eau bénite.
Le Talisman à la Coupe : une étoile octogonale (Rub el Hizb) portant en son centre la
représentation stylisée de la Coupe d’Al'Akbar. Symbolisant l’unité indissociable de la Coupe et du Talisman, cette forme
particulière est devenue, après le Grand Schisme, un signe quasiment distinctif des fidèles de la Foi Véritable.
Certains fidèles, particulièrement dévots, se font tatouer sur le corps le Talisman, la Coupe ou la représentation combinée
des deux reliques.
Talisman à la Coupe
Le culte d’ Al'Akbar
Depuis le Grand Schisme de l’an 2878 HB (219 AC), le culte d’Al'Akbar est divisé en deux grandes branches :
la Foi Exaltée et la Foi Véritable. D’autres courants, beaucoup plus confidentiels, subsistent
également parmi certaines tribus nomades paynims.
La Foi Exaltée, héritière légitime de l’Église historique d’Al'Akbar, dont le siège se trouve
dans la ville sainte d’Ekbir, reconnaît la suprématie spirituelle du Saint Calife d’Ekbir. Les partisans de
la Foi Véritable la jugent toutefois faible et décadente, estimant qu’elle s’est éloignée des enseignements originels du Prophète.
La Foi Véritable, branche dissidente établie dans les montagnes des Yatils et particulièrement
influente en Ket, reconnaît quant à elle l’autorité du Grand Mufti des Yatils. Les fidèles de cette branche
se désignent eux-mêmes comme les Vrais Croyants, mais sont souvent appelés Yatilites — avec un certain mépris — par les
partisans de la Foi Exaltée.
Dogme
Sois un réceptacle de bonté et un symbole de dévotion, car l’homme vertueux est à la fois inébranlable et miséricordieux. Ne sois
pas comme l’infidèle ignorant, mais écoute tes supérieurs, fie-toi à leur sagesse et conforme-toi à leurs directives. Que les fidèles
s’efforcent toujours de cultiver la graine du Bien dans le terreau de la Loi, afin d’être accueillis dans le Jardin d’Al'Akbar.
Al'Akbar enseigne que la véritable religion repose sur trois devoirs fondamentaux : la juste dévotion envers les
dieux, la protection de la communauté et la guidance des fidèles. À l’image de la Coupe et
du Talisman, symboles de son ministère, ses disciples doivent être à la fois des réceptacles de bonté et des emblèmes de dévotion.
La foi ne saurait se limiter à la prière ou aux cérémonies religieuses. Les fidèles sont appelés à traduire les enseignements d’Al'Akbar
dans leurs actes quotidiens. L’aumône, l’hospitalité envers les voyageurs, l’assistance aux malades et le secours
apporté aux plus démunis sont considérés comme des devoirs essentiels. Pour les akbarites, les œuvres de charité constituent le
témoignage le plus visible de leur foi et l’expression la plus authentique de leur dévotion envers le Prophète.
Les fidèles sont appelés à cultiver les vertus de fidélité, de dignité et de devoir.
Ils doivent s’inspirer de la relation qu’entretient Al'Akbar avec les dieux vénérables du panthéon bakluni pour modeler leurs propres
relations avec leurs supérieurs : faire preuve d’obéissance envers les autorités légitimes et respecter la sagesse des aînés. Ils
doivent également rechercher l’harmonie entre la compassion et la fermeté ; la miséricorde ne doit jamais conduire à la faiblesse,
pas plus que la discipline ne doit étouffer la bonté.
Al'Akbar exhorte également ses fidèles à demeurer vigilants face à toute intrusion du Mal, qu’il provienne d’ennemis
extérieurs ou des faiblesses du cœur. La persévérance dans la cause du Bien est considérée comme l’une des plus hautes vertus, et le
service de la communauté comme l’une des formes les plus nobles de dévotion.
Les prêtres d’Al'Akbar condamnent l’esclavage et considèrent qu’aucun homme vertueux ne doit être traité comme un simple bien matériel.
La parfaite maîtrise de la langue baklunie ancienne est tenue en grande estime au sein du culte, où elle demeure la langue traditionnelle
de l’érudition, de la poésie et de la liturgie.
Si les deux branches partagent les mêmes textes sacrés et reconnaissent toutes deux Al'Akbar comme Prophète, elles diffèrent
sensiblement dans leur manière de mettre son enseignement en pratique.
La Foi Exaltée cherche à promouvoir la justice et le bien commun. Elle privilégie le
savoir, la rhétorique et la diplomatie.
La Foi Véritable est plus dogmatique, plus intransigeante et moins raffinée. Elle s'emploie à
préserver la pureté de la foi des compromis dictés par le réalisme politique. Elle insiste sur la fidélité aux préceptes
du Prophète, le travail et la parole franche.
Les adorateurs
Les enseignements d’Al'Akbar occupent une place centrale dans la civilisation baklunienne. Son culte est solidement implanté en
Ekbir, Zeif, Ket, Tusmit et parmi de nombreuses tribus
paynims. Les féroces Ulis vénèrent des divinités peu recommandables et sont les seuls Baklunis à refuser toute vénération
pour Al'Akbar. Les fidèles du Prophète comptent généralement parmi les Bakluniens les plus vertueux. Ils sont réputés pour leur
intégrité, leur dignité et leur attachement aux anciennes traditions bakluniennes.
Califat d’Ekbir
Ekbir constitue le cœur historique et spirituel du culte d’Al'Akbar. La Foi Exaltée y est presque universellement reconnue comme
la seule héritière légitime du Prophète et le Saint Calife y exerce une autorité religieuse incontestée. Le culte imprègne
profondément toute la société : il inspire les institutions, l’éducation, la justice, la diplomatie et jusqu’au fonctionnement
de l’État lui-même. Malgré cette forte influence religieuse, les Ekbiriens demeurent généralement ouverts aux autres cultes, à
condition qu’ils ne remettent pas en cause les fondements de leur foi.
La Foi Véritable est en revanche presque absente du pays. Les Yatilites sont accusés d’avoir rompu l’unité spirituelle du peuple
bakluni et leur présence suscite une profonde méfiance. Sans être systématiquement persécutés, ils font souvent l’objet de
discriminations et suscitent parfois une franche hostilité.
Sultanat de Zeif
En Zeif, la Foi Exaltée est également la religion officiellement reconnue par l’État. Son implantation est ancienne et antérieure
au Grand Schisme, ce qui explique que la Foi Véritable n’y ait jamais trouvé un terrain favorable. Le clergé d’Al'Akbar joue un
rôle essentiel dans la vie publique et cherche autant à soutenir les institutions du sultanat qu’à protéger les intérêts du peuple.
Cette proximité avec le pouvoir s’accompagne toutefois d’une tradition de modération et de tolérance héritée de la diplomatie
baklunienne.
Ket
Ket constitue le principal bastion de la Foi Véritable, qui y est devenue religion d’État. Les enseignements du Grand Mufti
influencent presque tous les aspects de la vie quotidienne, de l’administration à l’organisation militaire. La société kétite
met l’accent sur le travail, la discipline et la fidélité aux préceptes du Prophète. Les autres cultes sont tolérés tant qu’ils
demeurent discrets et respectent l’autorité de la Foi Véritable, mais les sanctuaires consacrés à des divinités étrangères sont
rarement les bienvenus. Même les nains du pays, tout en demeurant fidèles à leurs propres dieux, reconnaissent l’autorité morale
qu’exerce la Foi Véritable en Ket.
Tusmit
La Foi Véritable est la religion dominante du Tusmit, mais la situation y est plus nuancée qu’en Ket. Dans les cheikats septentrionaux,
essentiellement ruraux, son influence est particulièrement forte. Elle dicte les principes selon lesquels chacun doit vivre et la
ferveur religieuse atteint parfois un degré proche du fanatisme. Les cultes étrangers y sont mal acceptés et suscitent souvent
l’hostilité de la population comme des autorités locales. Les manifestations publiques de la Foi Exaltée et des cultes non bakluniens
sont même formellement interdites.
Malgré le ralliement de nombreux dignitaires à la Foi Véritable, la Foi Exaltée demeure vivace dans le reste du pays. Elle demeure
notamment solidement implantée dans les principales cités qui jalonnent la vallée du Tuflik. Le niveau d’instruction plus élevé,
l’intense activité commerciale et le brassage constant de voyageurs y favorisent un climat de plus grande tolérance religieuse.
Les deux branches du culte y entretiennent cependant une rivalité des plus vives et coexistent difficilement.
Le Pacha Muammar Qharan s’efforce depuis plusieurs années de maintenir un équilibre entre
les deux courants et refuse de reconnaître pleinement l’autorité spirituelle du Saint Calife d’Ekbir comme celle du Grand
Mufti des Yatils. Cette volonté d’affirmer l’autonomie religieuse du Tusmit demeure une source permanente de tensions avec
les deux autorités suprêmes du culte.
Les Paynims
Parmi les tribus nomades des Paynims, le culte d’Al'Akbar demeure très vivant mais conserve un caractère plus traditionnel. Les
anciennes croyances relatives aux Dieux Lointains y sont restées plus présentes que dans les royaumes sédentaires, et plusieurs
courants religieux propres aux nomades subsistent encore.
Depuis quelques années, un chef charismatique que de nombreux derviches tiennent pour le Mahdi,
c’est-à-dire le descendant d’Al'Akbar et sauveur des derniers temps, rallie progressivement un nombre croissant de tribus. Les
autorités d’Ekbir observent cette évolution avec une attention mêlée d’inquiétude, sans savoir encore si cet homme représente
une menace politique ou l’accomplissement d’une ancienne prophétie.
Lieux de culte
Les grands centres religieux
Toutes les grandes cités d’Ekbir, de Zeif, de Ket et de Tusmit sont dotées d’imposants lieux de culte consacrés à Al'Akbar.
Ces grands temples sont fidèles aux traditions architecturales de la Première Dynastie. Ils sont organisés autour d’une vaste
salle hypostyle, au centre de laquelle un espace circulaire ou octogonal, surmonté d’une coupole recouverte de briques vernissées
ou de faïences polychromes, évoque le site sacré de Tovag Baragu et symbolise le centre du monde. Des minarets
élancés dominent de larges cours intérieures où les fidèles accomplissent leurs ablutions rituelles avant la prière.
Le pinacle est l’élément indispensable de tout temple akbarite. Généralement élevé au-dessus du reste de l’édifice, il symbolise
les légendaires Pinacles d’Azor'Alq et marque l’aboutissement du parcours liturgique conduisant les fidèles vers
le salut. Selon les temples, il peut prendre la forme d’un minaret monumental, d’une tour, d’une terrasse ou de toute autre
élévation architecturale adaptée à cette fonction symbolique.
Ces grands temples ne servent pas uniquement au culte. Ils abritent des bibliothèques, des hospices pour les voyageurs et
les pèlerins, ainsi que les logements des prêtres. Ils remplissent également des fonctions judiciaires et administratives,
et accueillent régulièrement des synodes réunissant des dignitaires du clergé afin de débattre de questions religieuses.
Enfin, ils comprennent des écoles où les enfants apprennent à lire, à écrire et à connaître les enseignements du Prophète,
sans négliger l’histoire, la géographie et les sciences. Dans les temples de la Foi Véritable, l’enseignement est davantage
centré sur l’étude des textes sacrés et la transmission fidèle des préceptes d’Al'Akbar.
Zeir Imaret (Zeir-i-Zeif, Sultanat de Zeif)
Le Zeir Imaret est le plus important lieu de culte consacré à Al'Akbar dans le sultanat de Zeif. Fidèle au sens premier du
mot imaret, ce vaste temple situé au cœur de la capitale accueille les plus démunis en leur offrant le gîte et le
couvert. Il distribue gratuitement des vivres aux nécessiteux et offre l’hospitalité aux voyageurs ainsi qu’aux pèlerins de
passage. Les vastes bâtiments qui l’entourent comprennent des dortoirs, des cuisines, des salles communes et des dépendances
destinées à assurer le repos et le ravitaillement de ses visiteurs.
Le Zeir Imaret est également le siège de la Qudah, la plus haute assemblée religieuse de la Foi Exaltée en Zeif.
Ses membres s’y réunissent régulièrement afin d’administrer les affaires du culte et de débattre de questions importantes relatives
à leur foi. À la demande du sultan, ils peuvent également être convoqués pour rendre un avis religieux sur des affaires touchant
aux intérêts du royaume. Les informations relatives à la quête permanente de la Coupe et du Talisman y sont régulièrement
examinées, de même que les nouvelles susceptibles d’intéresser le clergé, telles que les rumeurs faisant d’un chef des tribus
paynims le Mahdi annoncé par les prophéties.
Le Zeir Imaret est placé sous l’autorité du Pir Qadi, chef de la Qudah et plus haute autorité de la Foi Exaltée
dans le sultanat de Zeif. Chargé de maintenir l’équilibre entre les enseignements d’Al'Akbar et les intérêts du sultanat, il joue
un rôle essentiel dans les relations entre le pouvoir temporel et les autorités religieuses.
Les temples urbains et les ribats
Les villes de moindre importance possèdent généralement des temples plus modestes, construits selon les mêmes principes
architecturaux mais à une échelle réduite.
On rencontre également des ribats, temples fortifiés appartenant aux différentes confréries religieuses.
Édifiés le long des principales routes, aux frontières ou dans des positions stratégiques, ils servent à la fois de lieux
de culte, de refuge, de centre d’entraînement et de résidence temporaire pour les frères des confréries. Certains sont
essentiellement contemplatifs, tandis que d’autres possèdent une vocation militaire très affirmée.
Le Temple du Secret (Kofeh, Califat d’Ekbir)
Surplombant du haut d’une falaise la ville portuaire de Kofeh, ce temple fortifié d’Al'Akbar est sans aucun doute le plus
mystérieux de tous les sanctuaires consacrés au Prophète. Entièrement entouré de hauts murs et jalousement gardé, il n’est
accessible qu’aux personnes bénéficiant d’une recommandation expresse du haut-clergé.
Derrière son enceinte se trouvent de magnifiques jardins soigneusement entretenus, des habitations sacerdotales, un sanctuaire,
ainsi qu’un édifice qui renfermerait l’un des plus grands trésors religieux du monde baklunien. Nul en dehors de ses gardiens
n’en connaît les véritables richesses, mais des rumeurs persistantes prétendent que parmi les objets les plus précieux se
trouverait une relique inestimable datant de la Première dynastie.
On raconte également que le bâtiment lui-même, les statues qui l’ornent et jusqu’aux objets qu’il contient, pourraient s’animer
grâce à de puissants enchantements pour attaquer les intrus. Ajoutées à la vigilance de prêtres et de gardes d’élite soigneusement
sélectionnés, ces défenses feraient du Temple du Secret l’un des lieux les mieux protégés du califat d’Ekbir.
Les temples de village et d’oasis
Les villages possèdent souvent un édifice beaucoup plus simple qui prend l’apparence d’une grande demeure baklunienne
organisée autour d’une cour intérieure ombragée. Sous un même toit se trouvent réunis le lieu de prière, l’école religieuse
et la résidence du Qadi ou du Mullah. Ces modestes temples constituent le cœur de la vie religieuse locale et jouent également
un rôle essentiel dans l’instruction des enfants, le règlement des affaires de la communauté et l’accueil des voyageurs de passage.
Dans les principales oasis situées sur les routes caravanières, il n’est pas rare qu’un temple d’Al'Akbar voisine avec un sanctuaire
consacré à Gesthaï, la Fille de l’Oasis, protectrice des eaux, des puits et des voyageurs. Ces temples, souvent très anciens et de
taille modeste, accueillent voyageurs, pèlerins et nomades. Certaines de ces oasis sont tenues pour sacrées parce que le Prophète y
aurait séjourné ou accompli l’un de ses nombreux miracles. Elles sont ainsi devenues des étapes incontournables des chemins de
pèlerinage menant au Mausolée d’Al'Akbar, dans la ville sainte d’Ekbir.
Les lieux de culte des Paynims
Les tribus nomades des Paynims possèdent peu de temples permanents en dehors des grandes oasis. Leur vie religieuse s’organise
principalement autour de vastes tentes dressées lors des rassemblements tribaux, où sont célébrées les cérémonies religieuses
et transmis les enseignements des anciens. Les sanctuaires des oasis constituent pour eux des haltes spirituelles importantes au cours
de leurs migrations.
Comme tous les Bakluniens, les Paynims considèrent toutefois le Mausolée d’Al'Akbar à Ekbir comme le plus saint de tous les lieux
de pèlerinage. Nombre d’entre eux entreprennent au moins une fois au cours de leur existence le voyage jusqu’à la cité sainte afin
de se recueillir sur le tombeau du Prophète.
La Voie Sacrée (Ville sainte d’Ekbir)
La prestigieuse Voie Sacrée constitue le plus vaste ensemble religieux consacré à Al'Akbar. Destination du plus important pèlerinage
du monde baklunien, elle est organisée comme un véritable cheminement initiatique conduisant progressivement le pèlerin jusqu’au
Mausolée du Prophète. Les différents édifices qui la composent ne sont pas seulement des lieux de culte :
chacun marque une étape spirituelle préparant le fidèle à approcher le tombeau sacré d’Al'Akbar.
L’ensemble est placé sous la protection des Templiers d’Ekbir. Seuls ces derniers, les dignitaires du culte et la
Garde sacrée du Saint Calife sont autorisés à y pénétrer en armes.
L’Enceinte Sacrée
Constituant l’entrée de la Voie Sacrée, l’Enceinte Sacrée est une vaste cour autour de laquelle s’ordonnent
plusieurs temples, des bâtiments destinés au clergé ainsi que les logements du personnel chargé de l’entretien et de la
protection des lieux. Les étudiants en théologie de l’Université d’Ekbir disposent d’accès directs vers l’enceinte, tandis
que plusieurs corps de garde permettent à la Garde Sacrée du Saint Calife d’intervenir rapidement en cas de nécessité.
Pour tous les autres, l’entrée dans l’Enceinte Sacrée s’effectue obligatoirement par le Temple de Gesthaï.
On y accède par une porte monumentale, encadrée de deux hauts pinacles, le tout recouvert de faïences polychromes. Les fidèles
et les pèlerins doivent d’abord s’y purifier avant d’accéder à l’intérieur de l’enceinte. Hommes et femmes disposent d’espaces
séparés. Après avoir déposé leurs vêtements dans un vestiaire à l’entrée, ils accomplissent les ablutions rituelles et
s’immergent entièrement dans des bassins pour se débarrasser de leurs souillures grâce à l’eau purificatrice de Gesthaï.
Nul rang, nulle richesse ne doit différencier les fidèles dans la Voie Sacrée. Aussi, tous se voient remettre une longue robe
blanche serrée à la taille par un cordon, des sandales et de simples braies de couleur claire pour se rendre dans la cour
centrale dans la plus stricte égalité.
Dominée par le Grand Temple, la vaste cour est un lieu d’une remarquable quiétude. Malgré l’affluence permanente
des pèlerins venus de toute la Flannesse occidentale, chacun s’efforce d’y parler avec retenue et de laisser de côté querelles
et ressentiments avant de poursuivre son chemin vers le Mausolée. Seules quelques rares échauffourées entre fidèles de la Foi
Exaltée et de la Foi Véritable viennent occasionnellement troubler cette atmosphère de recueillement, mais elles sont rapidement
maîtrisées par la Garde sacrée, qui veille avec une extrême fermeté au maintien de la paix dans l’Enceinte Sacrée.
Autour de cette cour s’élèvent deux autres temples de moindre importance mais très populaires. Le premier est
l’Hospice du Soleil, siège de l’ordre charitable des Fils du Soleil – des moines
d’Al'Asran qui vivent dans la pauvreté et qui consacrent leur existence à venir en aide aux indigents et à soigner les malades.
L’hospice dispense gratuitement nourriture, gîte et soins à tous ceux qui en ont besoin, sans distinction d’origine ni de condition.
Le second temple est consacré à Istus et nombre de pèlerins y font halte pour consulter ses devins ou prier afin que la déesse leur
accorde une destinée favorable.
Enfin, à l’angle nord-est de l’Enceinte Sacrée s’élève le Pinacle d’Oudmey, un impressionnant minaret
haut de soixante-douze mètres. Son plan en étoile, ses quatre étages en encorbellement et ses élégantes faïences polychromes en font
l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture baklunienne. Visible à plusieurs lieues à la ronde, il guide depuis des siècles les caravanes
de pèlerins qui convergent vers la ville sainte d’Ekbir.
Le Grand Temple
Le Grand Temple constitue le principal lieu de culte de la Voie Sacrée. C’est là que sont célébrées les grandes cérémonies religieuses
et que se rassemblent les foules de pèlerins lors des principales fêtes du calendrier akbarite.
Sa construction, relativement récente, s’est étalée sur plus de deux siècles et n’est d’ailleurs toujours pas entièrement achevée.
Il fut édifié afin de remplacer l’ancien Temple Central, devenu trop exigu pour accueillir l’afflux sans cesse croissant des fidèles
venus de tout le monde baklunien.
L’édifice se compose d’un vaste corps central surmonté d’un immense dôme outrepassé à double coque, encadré de deux grandes salles
hypostyles. Plus vaste encore que celui du Mausolée d’Al'Akbar, ce dôme reposant sur une base carrée illustre toute la maîtrise des
architectes ekbiriens. Les voûtes, les murs et les colonnes sont presque entièrement revêtus de splendides faïences polychromes,
tandis que l’extérieur du dôme est recouvert de briques vernissées aux couleurs éclatantes.
L’entrée principale est marquée par une porte monumentale flanquée de deux hauts pinacles richement décorés. À l’intérieur, les
vastes salles hypostyles accueillent les fidèles venus assister aux offices, tandis que des passages aménagés au fond du sanctuaire
permettent d’accéder directement au Temple du Parcours, où débute la dernière étape du pèlerinage
vers le Mausolée.
Le Temple du Parcours
Édifié par Al'Akbar et ses premiers Successeurs, le Temple du Parcours ne cède en sainteté qu’au Mausolée lui-même. Il constituait
autrefois le prolongement direct de l’ancien Temple Central, aujourd’hui détruit. Lorsque le Grand Temple fut construit plusieurs
siècles plus tard, il demeura en retrait, ce qui explique l’apparente simplicité de son entrée, presque austère en comparaison de
la magnificence des édifices qui l’entourent.
Le temple se compose d’une immense salle hypostyle d’une centaine de mètres de long sur cinquante mètres de large, soutenue par une
véritable forêt de colonnes de quinze mètres de hauteur dont chacune est entièrement couverte d’inscriptions qui auraient été gravées
par Al'Akbar lui-même. La tradition affirme que ces textes renferment une partie des révélations qu’il reçut lors de son second
voyage aux Pinacles d’Azor'Alq. Leur sens littéral paraît souvent obscur et parfois même dénué d’intérêt, mais les prêtres les plus
érudits affirment qu’ils dissimulent plusieurs niveaux de lecture. Une étude approfondie du symbolisme des caractères, de leur
disposition d’une colonne à l’autre ainsi que de leur éclairage par les rayons du soleil à certaines heures du jour permettrait
d’en révéler un sens caché. Les plus grands prêtres d’Ekbir et les mages du Zashassar consacrent encore une part importante de
leurs travaux à l’étude de ces mystérieuses inscriptions. Certains prétendent qu’il existerait un troisième niveau d’interprétation,
dont le secret ne serait connu que du Saint Calife lui-même.
Au fond de cette salle s’ouvre le Labyrinthe, vaste dédale de hauts murs que les pèlerins doivent
parcourir sous la conduite de prêtres d’Al'Akbar. Il constitue l’ultime étape initiatique précédant l’accès au Mausolée. La tradition
enseigne que nul ne peut parvenir jusqu’au tombeau du Prophète sans avoir auparavant appris à se défaire de son orgueil et de ses
certitudes. Dans les faits, le Labyrinthe est protégé par une puissante magie de confusion qui affecte toute personne indésirable,
la ramenant invariablement à son point de départ, quels que soient les repères ou les précautions qu’elle aurait pris. Au terme du
parcours, une porte monumentale encadrée de deux hauts pinacles s’ouvre enfin sur un large escalier de pierre conduisant directement
au Mausolée d’Al'Akbar.
Le Mausolée d’Al'Akbar
Édifié peu après la mort du Prophète, le Mausolée d’Al'Akbar est le plus saint de tous les lieux sacrés de son culte. Depuis des
siècles, les fidèles affluent de toutes les terres bakluniennes pour se recueillir sur le tombeau du Prophète. Seuls ceux qui ont
accompli les rites de purification de l’Enceinte Sacrée, se sont recueillis dans le Grand Temple, puis ont franchi le Labyrinthe du
Temple du Parcours, sont autorisés à pénétrer dans cet ultime sanctuaire.
Véritable chef-d’œuvre de l’architecture impériale baklunienne, il adopte un plan octogonal surmonté d’une gigantesque coupole bleue
culminant à cinquante-deux mètres de hauteur pour un diamètre intérieur de près de vingt-cinq mètres. Quatre des faces comportent
une porte monumentale. Au-dessus, une galerie fait le tour du monument et s’ouvre vers l’extérieur par une succession de triples
arcades. Une élégante corniche la surmonte et supporte huit minarets d’angle. La coupole est entièrement revêtue de briques émaillées
d’un bleu profond, tandis que les minarets et les corniches sont ornés de somptueuses faïences polychromes dominées par le bleu et
le blanc, relevées de quelques motifs noirs.
L’intérieur du Mausolée est tout aussi somptueux. Colonnes, murs et voûtes sont richement revêtus de faïences finement ouvragées,
tandis que les voûtes de la galerie supérieure sont ornées de délicates moulures peintes. Au centre du monument, sous l’immense
coupole, repose le magnifique sarcophage d’Al'Akbar, placé au fond d’une fosse qu’entoure un
déambulatoire où les pèlerins viennent se recueillir dans un profond silence.
Rituels particuliers
Les fidèles adressent quotidiennement leurs prières au lever et au coucher du soleil. Les prêtres observent en outre une troisième prière
lorsque le soleil atteint son zénith. Ce moment de recueillement est consacré à la méditation des enseignements du Prophète et à l’examen
de leur propre conduite.
Chaque yazdis (Jour des Dieux), deux cérémonies sont célébrées dans les
temples : le Petit Office à l’aube et le Grand Office au crépuscule.
Le Petit Office est relativement bref. Il débute par un sermon rappelant les enseignements du Prophète.
Les fidèles communient ensuite ensemble pour rendre grâce à Al'Akbar, puis lui confient leurs prières de manière plus intime.
La cérémonie s’achève par une bénédiction avant que chacun ne retourne à ses occupations.
Le Grand Office constitue la principale célébration du jour. Il débute par les Louanges : les fidèles
rendent grâce au Prophète Al'Akbar pour avoir sauvé le peuple baklunien et montré le chemin du salut. Le prêtre officiant entame
ensuite la Médiation : il invoque Al'Akbar afin qu’il présente les prières des fidèles aux Dieux Lointains et intercède
en leur faveur. Au cours de cette partie de l’office, le calice, rappelant la Coupe Sacrée remise à Al'Akbar, symbolise la grâce
accordée par les Dieux Lointains et occupe une place centrale dans la liturgie. La cérémonie s’achève enfin par
l’Ascension Spirituelle : les fidèles suivent le prêtre dans un parcours rituel jusqu’au pinacle du temple.
Le baklunite ancien reste la langue liturgique du culte. Les principales prières, les bénédictions et les textes
sacrés sont récités dans cette langue ; seuls les sermons peuvent être prononcés dans la langue ou le dialecte régional le mieux
compris par les fidèles.
La Foi Véritable se dépouille du faste des cérémonies et met davantage l’accent sur les sermons inspirés
d’épisodes de la vie du Prophète, ainsi que la récitation des textes sacrés.
Dans les tribus des Paynims, la liturgie s’adapte aux contraintes de la vie nomade. Le cercle sacré représentant
Tovag Baragu est souvent simplement tracé sur le sol, tandis qu’une dune, une colline ou autre éminence naturelle tient lieu de
pinacle.
Fêtes religieuses importantes
Les deux branches du culte observent le même calendrier liturgique, qui s’articule autour de quatre grandes fêtes et de la
Semaine Sainte, et reconnaissent dans la Gloire d’Al'Akbar le jour le plus sacré de l’année.
Elles diffèrent toutefois dans leur manière d’appréhender la Semaine Sainte : la Foi Exaltée met l’accent sur l’héritage
laissé par le Prophète à son peuple, tandis que la Foi Véritable privilégie l’alliance vivante qui unit désormais Al'Akbar à
ses fidèles.
En dehors de la Baklunie occidentale, seule la Gloire d’Al'Akbar est célébrée avec ferveur. Une grande cérémonie retrace alors
les principaux épisodes de la vie du Prophète et rappelle son œuvre.
La Naissance (Jour de l’Eau, le 26 des Plantations)
En ce quatrième mayis de la Grenouille du calendrier baklunien, on fête la venue au monde
d’Al'Akbar. Les enfants et les femmes enceintes tiennent une place centrale au cours de cette journée. Les prêtres les bénissent et
rappellent que toute naissance porte en germe le renouveau du peuple baklunien. Les familles se réunissent après le Grand
Office autour d’un repas de fête, auquel il est de tradition d’inviter les voyageurs, les voisins isolés ou les plus démunis.
La Révélation (Jour du Soleil, le 23 de la Quête du Feu)
En ce quatrième shamsis du Tigre du calendrier baklunien, on honore le retour d’Al'Akbar
de son premier voyage aux Pinacles d’Azor'Alq, au cours duquel les Dieux Lointains se révélèrent pleinement à lui et le consacrèrent
Grand-Prêtre. Il avertit alors son peuple et ses dirigeants des malheurs qui frapperont l’Empire s’ils ne reviennent
pas dans la voie des antiques dieux des Paynims.
Il devient ainsi le Prophète.
Cette journée est consacrée à la parole révélée et à la transmission des enseignements du Prophète. Les prêtres prononcent de longs
sermons rappelant la mission d’Al'Akbar, tandis que les fidèles sont invités à méditer ses enseignements, à approfondir leur
connaissance des textes sacrés et à demeurer attentifs aux signes par lesquels les Dieux Lointains manifestent leur volonté.
Les temples organisent des lectures publiques, des débats religieux et des enseignements destinés aussi bien aux enfants qu’aux
adultes. Les Mains du Destin d’Istus sont fréquemment consultées afin de recueillir leurs oracles et leur
interprétation des présages. Cette journée est traditionnellement choisie pour l’ordination des nouveaux prêtres et la consécration
des fidèles désirant servir le culte.
Le Pardon (Jour du Soleil, le 9 des Cueillettes)
En ce deuxième shamsis de l’Écureuil du calendrier baklunien, on célèbre le don de la
Coupe et du Talisman par les Dieux Lointains. En les remettant à Al'Akbar, ceux-ci répondirent à ses supplications et accordèrent
leur pardon au peuple baklunien.
Dans la plupart des villes et des villages bakluniens, cette fête donne lieu à la Procession de la Bénédiction,
au cours de laquelle des reproductions de la Coupe et du Talisman sont solennellement portées à travers les rues. Autrefois, celle
d’Ekbir présentait les reliques authentiques, ce qui en faisait la plus prestigieuse de toutes. La disparition de celles-ci lui
a toutefois retiré une grande part de son éclat, et elle n’attire plus autant de fidèles venus des contrées les plus éloignées
du monde baklunien.
La Restauration (Jour de l’Étoile, le 1 de l’Astre Déclinant)
En ce premier najmis du Loup du calendrier baklunien, on honore le retour d’Al'Akbar
de son second voyage aux Pinacles d’Azor'Alq, au cours duquel les Dieux Lointains le sacrèrent nouveau médiateur entre l’humanité et
eux-mêmes, faisant de lui le successeur des premiers empereurs. Il entame alors son règne sur Ekbir et établit durablement la religion
restaurée en organisant le culte, édifiant le Grand Temple et soumettant la guilde de magie naissante du
Zashassar à une étroite surveillance.
Il devient ainsi le Restaurateur de la Droiture.
Cette journée, empreinte de solennité, est résolument tournée vers le respect des institutions religieuses et des autorités civiles.
De leur côté, les membres du clergé renouvellent leurs vœux de servir la Droiture et de guider les fidèles, tandis que les dignitaires
renouvellent publiquement leur serment de servir la communauté avec justice et loyauté.
La Semaine Sainte (du 25 de la Préparation au 3 de Long Froid)
La Semaine Sainte est l’axe central de l’année liturgique akbarite. Elle s’ouvre avec l’Akbaris
(le jour d’Al'Akbar) et se clôt avec la Gloire d’Al'Akbar suivie du Renouveau.
Seul le dernier jour revêt un caractère véritablement festif ; cette période est avant tout un temps de prière,
de méditation, de renouveau spirituel et de charité. Le mausolée d’Al'Akbar accueille alors une foule
considérable de pèlerins venus de tout l'Occident Bakluni honorer la mémoire du Restaurateur de la Droiture.
L’Akbaris (Jour des Dieux, le 25 de la Préparation)
En ce quatrième yazdis de l’Ours du calendrier baklunien, on commémore la mort
d’Al'Akbar, qui marque l’achèvement de son œuvre terrestre. Les fidèles observent le jeûne et consacrent cette journée
empreinte de gravité au souvenir du Prophète et à la prière, que ce soit dans un grand temple, un modeste sanctuaire, ou
tout simplement chez eux.
La Gloire d’Al'Akbar (Jour du Soleil, le 2 de Long froid)
En ce premier shamsis du Lion du calendrier baklunien, on glorifie la
déification d’Al'Akbar. Selon les textes sacrés, quatre jours après sa mort, son esprit apparut auprès de sa dépouille,
revêtit un corps de lumière et pris place à bord d’une nef blanche qui disparut dans les brumes en direction des légendaires
Pinacles d’Azor'Alq, où les dieux l’accueillirent parmi eux. Cette scène occupe une place centrale dans les offices de la
journée et fait souvent l’objet de représentations sacrées dont la mise en scène peut être particulièrement élaborée. La
matinée est dominée par une grande célébration liturgique, la plus solennelle de l’année, au cours de laquelle
est proclamé le récit de la Gloire d’Al'Akbar, avant que les fidèles ne laissent éclater leur joie dans la rue.
Le Renouveau (Jour de la Lune, le 3 de Long froid)
Cette journée clôt la Semaine Sainte dans un esprit d’allégresse et d’espérance. Elle célèbre la naissance du culte akbarite,
lorsque, au lendemain de son élévation parmi les dieux, Al'Akbar répondit aux prières de ses premiers prêtres en leur
accordant pouvoirs et sortilèges qui témoignaient désormais de sa puissance divine. Coïncidant avec l’arrivée symbolique
du printemps, cette fête célèbre tout autant le renouveau de la foi que celui de la nature.
Ordres affiliés
Les Exaltés d’Al'Akbar
Les paladins d’Al'Akbar sont rares en Flannesse, mais beaucoup plus nombreux dans leurs terres natales du nord-ouest
baklunien. Ces guerriers saints font remonter leur lignée directement aux jours qui suivirent la Dévastation Invoquée, lorsqu’un être
baigné de lumière solaire, connu des Paynims sous le nom d’Al'Asran, remit au prophète Al'Akbar la Coupe et le
Talisman, les deux reliques légendaires, afin qu’il puisse guider son peuple hors de la souffrance et le ramener sur la voie des dieux.
Les paladins d’Al'Akbar poursuivent encore aujourd’hui cette mission, démontrant par leurs actes que la protection des faibles et la
fidélité aux anciennes traditions constituent le véritable chemin vers la révélation. Ils sont les nobles gardiens de leur peuple,
protégeant les justes contre les exactions des êtres vils et corrompus qui vivent en dehors de la lumière céleste.
Les Exaltés d’Al'Akbar portent de longues tuniques amples qui les couvrent de la tête aux pieds et dissimulent leur armure. Ces
vêtements flottants sont conçus pour masquer leur tête et leur visage, ne laissant généralement apparaître que leurs yeux, bien
qu’ils découvrent habituellement leur visage à l’intérieur des bâtiments. Ils privilégient les couleurs claires : blanc, sable
ou beige, souvent agrémentées de touches d’or ou de pourpre sur les bordures. Les paladins de la Foi Véritable,
branche plus rigoriste du culte, ne portent que du blanc, sans aucun ornement.
Les hommes préfèrent généralement le turban au heaume, tandis que les femmes portent le plus souvent un simple diadème de métal blanc
doré. Leur armure est constituée d’éléments disparates : une cuirasse dorée, des brassards et des jambières, complétés par des
pièces de cotte de mailles placées aux endroits les plus vulnérables.
Ils privilégient le cimeterre ou le fauchard oriental, y compris une version lourde comparable à une épée à deux mains. Les symboles
d’Al'Akbar, la Coupe et le Talisman, sont toujours présents de manière plus ou moins discrète, certains Exaltés allant jusqu’à les
faire tatouer sur leur front. Le Talisman est le plus souvent porté en pendentif, tandis que la Coupe peut être gravée sur la cuirasse
ou représentée sur un étendard ou un bouclier.
Tous les paladins d’Al'Akbar partagent le même idéal : la défense du peuple et de la culture bakluniens. Dans de rares cas, cet
attachement culturel peut se transformer en méfiance, voire en préjugés envers tout ce qui est étranger, mais la plupart de ces
guerriers saints combattent volontiers aux côtés de tous les serviteurs de la lumière contre les agents des ténèbres.
Malgré leur apparence singulière, les Exaltés demeurent des paladins relativement classiques, possédant les mêmes capacités et soumis
aux mêmes obligations que leurs homologues occidentaux, bien que leurs montures puissent être plus exotiques. Nombre d’entre eux
résident dans le Califat d’Ekbir, mais on les rencontre dans l’ensemble de l'Occident Bakluni, certains s’aventurant même au nord
des Yatils, parmi les farouches Nomades du Tigre.
Les Exaltés les plus rigoristes, adeptes de la Foi Véritable, sont particulièrement nombreux en Ket, mais leur zèle missionnaire les
conduit souvent loin de leur patrie. Aucune des deux branches n’est réellement la bienvenue en Ull, où subsistent encore d’étranges
et maléfiques cultes élémentalistes.
On rencontre parfois des paladins d’Al'Akbar en Flannesse, mais ils y sont extrêmement rares. Malgré leurs divergences, tous considèrent
comme leur devoir le plus sacré la recherche de la Coupe et du Talisman d’Al'Akbar. Ils espèrent qu’en ramenant ces reliques à Ekbir,
le prophète reviendra sur Tærre et inaugurera un nouvel âge d’or pour le peuple baklunien. Ces artefacts sont depuis longtemps réputés
perdus quelque part à l’Est, au cœur des terres des non-croyants.
Prêtres du culte (les Qadis et les Mullahs)
Profil psychologique des prêtres
À la suite du Grand Schisme, le culte d’Al'Akbar s’est scindé en deux grandes branches : la Foi Exaltée, dont
les prêtres sont appelés Qadis, et la Foi Véritable, dont les prêtres portent le titre de
Mullahs. Malgré leurs divergences, les deux communautés demeurent profondément attachées aux enseignements du Prophète.
Toutes deux condamnent fermement l’esclavage et considèrent qu’aucun homme vertueux ne doit être traité comme un simple bien matériel.
Les prêtres d’Al'Akbar sont généralement connus pour leur intégrité, leur sens de la justice, leur compassion envers les plus faibles
et leur détermination à combattre les forces du Mal sous toutes leurs formes.
Foi Exaltée
Les prêtres de la Foi Exaltée, appelés Qadis, considèrent qu’Al'Akbar a légué à son peuple bien
davantage qu’une simple religion : un véritable modèle de société fondé sur la justice, le savoir et la raison. Ils estiment
que les enseignements du Prophète doivent guider aussi bien les souverains que les simples fidèles. Ils attachent une très grande
importance à l’étude, à la rhétorique, à la diplomatie, au droit et à la poésie. Cultivés, souvent érudits, ils recherchent le
dialogue avant l’affrontement et excellent dans l’enseignement, l’arbitrage des conflits et l’exercice de la justice.
Les Qadis voient dans les prétentions du Grand Mufti des Yatils une menace pour l’unité du peuple bakluni et les plus intransigeants
n’hésitent pas à qualifier la Foi Véritable d’hérésie. Convaincus que des institutions solides favorisent le triomphe du Bien, ils
reconnaissent la suprématie spirituelle du Saint Calife d’Ekbir et considèrent la Foi Exaltée comme la gardienne
légitime de l’héritage du Prophète.
Foi Véritable
Les prêtres de la Foi Véritable, appelés Mullahs, recherchent avant tout une fidélité absolue
aux enseignements originels d’Al'Akbar. Ils considèrent que la pureté de la foi doit toujours primer sur les considérations
politiques ou institutionnelles. Leur idéal repose sur le travail, la franchise, l’obéissance aux préceptes sacrés et une vie
exempte de toute vanité. Peu sensibles aux raffinements de l’éloquence ou aux distinctions académiques, ils privilégient les
actes aux discours et voient dans l’exemple personnel la plus haute forme de prédication.
Les Mullahs voient dans la Foi Exaltée une institution trop étroitement liée au pouvoir temporel et contestent la légitimité
spirituelle du Saint Calife d’Ekbir. Ils considèrent la Foi Véritable comme la véritable dépositaire de l’héritage spirituel
du Prophète et reconnaissent l’autorité du Grand Mufti des Yatils.
Organisation
La Foi Exaltée et la Foi Véritable reconnaissent les mêmes rangs sacerdotaux, ainsi qu’une autorité religieuse suprême chargée de
préserver l’unité de la doctrine et de guider les fidèles. Cependant, en dehors des plaines des Paynims, où le culte conserve une
organisation essentiellement tribale, leurs structures diffèrent sensiblement. La Foi Exaltée s’appuie sur une hiérarchie fortement
institutionnalisée, étroitement liée aux institutions politiques des royaumes qui se placent sous l’autorité du Saint Calife d’Ekbir.
À l’inverse, la Foi Véritable privilégie une organisation plus sobre, centrée sur les communautés religieuses rassemblées autour de
l’autorité spirituelle du Grand Mufti des Yatils.
*Au sein de la Foi Exaltée, les vêtements d’un Qadi doivent afficher ostensiblement son rang et son niveau de
responsabilité hiérarchique.
**La Foi Véritable affirme que tous les serviteurs d’Al'Akbar sont égaux dans leur vocation sacerdotale ;
la tenue demeure donc entièrement blanche pour tous, et seules les plus hautes fonctions spirituelles se distinguent
discrètement par quelques ornements d’or.
Rang
Niveau
Titre
Tenue sacerdotale
Qadis* (Foi Exaltée)
Mullahs** (Foi Véritable)
Novice
—
Loden
Robe marron
Robe grise
1er
1-2
Aïdyn
Tenue entièrement blanche
Tenue entièrement blanche
2ème
3-4
Kizil
Robe et manteau blancs, turban rouge
Tenue entièrement blanche
3ème
5-8
Altyn
Robe blanche, manteau et turban rouges
Tenue entièrement blanche
4ème
9-10
Kébir
Tenue entièrement rouge
Robe blanche à liseré doré
5ème
11-12
Kadir
Tenue entièrement rouge avec liserés dorés
Robe blanche à liseré doré
6ème
13+
Kadim
Tenue entièrement blanche avec liserés dorés
Robe blanche à liseré doré
7ème
—
Kalif / Grand Mufti
Magnifique robe d’or, couronne califale
Robe blanche à liseré doré et turban or
Chef suprême de la Foi Exaltée
Le Saint Calife Xargun, chef suprême de la Foi Exaltée, réside dans la Ville Sainte d’Ekbir.
C’est de là qu’il définit la doctrine, veille à l’unité du culte et nomme les principaux dignitaires religieux. Considéré comme
le successeur légitime d’Al'Akbar, son autorité spirituelle s’étend théoriquement à l’ensemble des fidèles de la Flannesse. Où
qu’ils demeurent, tous les Qadis lui sont directement subordonnés et lui doivent obéissance en matière de foi et de discipline
religieuse. À la mort du Saint Calife, son successeur est traditionnellement son fils aîné ou, à défaut, le plus proche parent
mâle de sa lignée. Cette succession n’est toutefois effective qu’après son approbation par les représentants des cinq familles
royales d’Ekbir. En l’absence d’un héritier jugé digne, les cinq familles choisissent un nouveau Saint Calife parmi les grands
prêtres de sang royal.
Guide de la Foi Véritable
Élu à vie par une assemblée réunissant les Mullahs les plus influents, le guide de la Foi Véritable est le
Grand Mufti des Yatils. Héritier spirituel du premier Grand Mufti qui trouva refuge dans les
montagnes après le Grand Schisme, il réside toujours dans un sanctuaire isolé au cœur des monts Yatil, à l’écart des pouvoirs
politiques. Cet éloignement géographique marque la volonté de la Foi Véritable de demeurer libre de toute influence temporelle.
Contrairement à la Foi Exaltée, l’élection d’un nouveau guide se base sur son charisme, sa piété et son savoir, sans
considération de sa lignée.
Le monastère caché d’Al'Akbar, dont l'emplacement est indiqué sur la Carte d'Anna Meyer dans les Yatils,
au nord de Ket, pourrait constituer le siège du Grand Mufti et de la Foi Véritable. Cependant cette information reste à
confirmer.
Califat d’Ekbir
Le Califat d’Ekbir est une théocratie sous l’autorité de la Foi Exaltée, dans laquelle l’organisation religieuse et l’administration
civile sont largement confondues : servir l’Église, c’est aussi servir l’État.
Les futurs Qadis reçoivent une formation particulièrement exigeante dans les écoles religieuses et à l’Université d’Ekbir. Les
novices, appelés Lodens, y poursuivent de longues études avant leur ordination. Tant qu’ils n’ont pas atteint le deuxième rang,
les Qadis sont astreints au célibat. Après leur ordination, les Qadis sont affectés à une fonction précise par sa hiérarchie.
Certains desservent un temple ou une communauté de fidèles, d’autres accompagnent les armées afin d’y exercer les fonctions de
chapelains, de guérisseurs et de protecteurs contre les créatures surnaturelles. Les plus expérimentés deviennent juges, conseillers,
diplomates, hauts fonctionnaires ou ministres au service du Saint Calife.
Confrérie des Talesmis
Les Talesmis constituent la branche missionnaire de la Foi Exaltée. Contrairement aux Qadis, ils ne sont
rattachés à aucun temple ni à aucune fonction administrative permanente. Leur vocation est de parcourir les royaumes
bakluniens et même au-delà, afin de diffuser les enseignements d’Al'Akbar, de venir en aide aux fidèles et de combattre le
Mal. Nombre d’entre eux consacrent une grande partie de leur existence à la recherche de la Coupe et du Talisman perdus.
Leur liberté d’action est importante, mais les Talesmis rendent régulièrement compte de leurs activités à leur hiérarchie.
Ils délaissent le plus souvent les habits sacerdotaux pour revêtir des tenues plus adaptées à l’aventure. On les reconnait
cependant immédiatement au symbole stylisé du Talisman d’Al'Akbar qu’ils portent sur le front, tatoué lors de leur entrée
dans la confrérie.
Ordre des Inquisiteurs du Zashassar
Les Inquisiteurs du Zashassar constituent un ordre spécialisé de Qadis chargés de surveiller le
Zashassar d’Ekbir et de veiller au respect des accords conclus avec
ses mages. Leur mission s’est progressivement étendue à la lutte contre les hérésies et contre toute menace susceptible de
compromettre l’intégrité de la Foi Exaltée. Ils enquêtent notamment sur les pratiques ou les enseignements susceptibles de
s’écarter de la doctrine, mais aussi sur les agissements qui pourraient mettre en danger les intérêts de l’Église.
Les Inquisiteurs privilégient l’enquête, le discernement et la recherche de la vérité, et s’efforcent de parvenir à leurs
conclusions avec rigueur et impartialité. Leur détermination est toutefois réputée inflexible lorsqu’il s’agit de défendre
la Foi Exaltée ou de préserver les secrets et les connaissances confiés à leur garde.
Les membres de l’ordre sont soigneusement sélectionnés parmi les plus loyaux et les plus intelligents des Aïdyn lorsqu’ils
atteignent le second niveau de prêtrise. Ils acquièrent alors le titre de Mufatti, qui vient
s’ajouter à leur rang sacerdotal : un Kébir de l’ordre est ainsi appelé Kébir Mufatti, tandis qu’un Kadim porte le
titre de Kadim Mufatti. Leur tenue sacerdotale correspondant à leur rang s’apparente à celle des Qadis, mais le noir se
substitue au blanc, le pourpre au rouge, et l’argent à l’or.
Sultanat de Zeif
En Zeif, le clergé est organisé autour de la Qudah, le collège officiel des Qadis reconnu par le
sultan. Cette institution est dirigée par le Pir Qadi. Principal interlocuteur du Sultan, ce dernier reconnaît
pleinement l’autorité spirituelle du Saint Calife mais veille à concilier les décisions religieuses avec les intérêts du sultanat.
Seuls les Qadis appartenant à la Qudah sont officiellement reconnus par le sultan et peuvent être appelés à exercer des fonctions
judiciaires, administratives ou consultatives auprès de la cour. D’autres Qadis peuvent néanmoins exercer leur ministère en dehors
de cette institution ; ils relèvent exclusivement de l’autorité religieuse du Saint Calife et ne bénéficient d’aucune
reconnaissance officielle de la part du pouvoir politique. Tant qu’ils ne contestent pas ouvertement les décisions du sultan, ils
sont généralement bien tolérés.
Ket
Le Ket constitue le principal bastion de la Foi Véritable. Les Mullahs y forment un clergé d’état solidement organisé qui reconnaît
l’autorité spirituelle du Grand Mufti tout en disposant de ses propres structures gouvernementales, sous la gouverne du
Beygraaf de Ket, Son Illustre Gloire Nadaïd, qui a reçu le titre de Bouclier de la Foi
Véritable. Selon leur ministère, ils assument des responsabilités plus ou moins importantes au sein de l’autorité
administrative, judiciaire ou militaire. Très influents, ils veillent à l’application des principes de la Vraie Foi dans tous
les aspects de la vie publique.
Tusmit
La Foi Véritable prédomine dans le nord de Tusmit où elle exerce une influence considérable sur les autorités locales et la population.
Les Mullahs y font preuve d’une grande rigueur doctrinale et manifestent peu de tolérance envers les cultes étrangers. Bien qu’ils
reconnaissent tous l’autorité du Grand Mufti des Yatils, leur organisation demeure largement décentralisée, chaque cheik exerçant
une influence déterminante sur les affaires religieuses de sa province. Le refus persistant du Pacha de Tusmit, Muammar
Qharan, de rendre visite au Grand Mufti afin de recevoir sa bénédiction alimente les tensions entre le pouvoir politique
et une partie du clergé.
La Foi Exaltée demeure solidement implantée dans l’émirat de la capitale et les provinces méridionales. Elle est dirigée par
Paffon Halid al-Qadi, le grand-prêtre désigné directement par le Saint Calife pour le représenter
en Tusmit. Au moins une fois par an, il convoque le Majlis des Qadis, un conseil réunissant les
principaux Qadis du pays pour débattre des problèmes religieux, coordonner la vie du culte et défendre les intérêts de la Foi Exaltée.
Contrairement à la Qudah de Zeif, ce conseil est totalement indépendant du pouvoir en place et s’attache d’ailleurs à définir une
ligne de conduite commune face au Pacha qui refuse de reconnaître l’autorité spirituelle du Saint Calife.
Les Paynims
La Foi Véritable n’est présente qu’à la marge parmi les tribus nomades des Paynims. Quelques Mullahs itinérants tentent d’y diffuser
leur interprétation de l’enseignement d’Al'Akbar, mais ils se heurtent à un attachement profond des nomades envers les traditions de
la Foi Exaltée et à l’absence de toute structure religieuse permanente susceptible de favoriser leur implantation.
Les rangs sacerdotaux constituent avant tout une distinction honorifique et ne confèrent qu’une reconnaissance du degré d’expérience
et de sagesse de leur détenteur. Il n’existe ni hiérarchie régionale permanente ni conseil de Qadis. Chaque prêtre exerce son
ministère au sein de sa propre tribu et ne relève d’aucune autorité locale supérieure, formant le plus souvent lui-même son successeur.
Tous reconnaissent cependant la prééminence spirituelle du Saint Calife, dont les décisions en matière de doctrine ou les appels
solennels à défendre la foi sont généralement respectés par l’ensemble des tribus.
Activités journalières
Les prêtres d’Al'Akbar rythment leur existence par les prières rituelles, auxquelles s’ajoutent les offices religieux, l’étude des textes
sacrés, l’enseignement et l’assistance aux fidèles. Tous considèrent comme un devoir sacré de protéger les innocents, de secourir les
malades et les nécessiteux, de combattre les créatures surnaturelles maléfiques et de préserver l’enseignement d’Al'Akbar. La recherche
de la Coupe et du Talisman perdus demeure également une préoccupation importante pour de nombreux prêtres.
Les prêtres des deux branches célèbrent les mêmes rites fondamentaux, notamment les mariages, les funérailles et les bénédictions. Ils
accueillent les voyageurs, administrent les temples, les écoles religieuses et les hospices, rendent la justice et conseillent les fidèles
comme les dirigeants.
Foi Exaltée
Foi Véritable
La formation des Qadis accorde une place importante au savoir profane aussi bien qu’à la théologie. Les Lodens étudient notamment
le droit, l’histoire, les langues anciennes, la rhétorique, la diplomatie, la poésie et les sciences.
La formation des Mullahs est davantage centrée sur l’étude de la théologie et des textes sacrés. Les Lodens se doivent d’acquérir
une connaissance parfaite des textes sacrés et des préceptes d’Al'Akbar dans leur forme la plus authentique.
Les Qadis consacrent une grande partie de leur temps à l’enseignement, aussi bien dans les écoles religieuses que dans les
établissements laïques les plus prestigieux de l’Occident bakluni. Ils s’attachent à transmettre aussi bien les sciences sacrées
que le droit, la rhétorique, la diplomatie ou la poésie. Leur vaste champ de connaissances leur permet également d’intervenir
dans de nombreux domaines de la vie publique.
Les Mullahs consacrent une part moindre de leur temps à l’enseignement, qui porte essentiellement sur la transmission des textes
sacrés et des préceptes d’Al'Akbar. Ils le dispensent uniquement dans les temples et les écoles religieuses, et se consacrent
davantage à la prédication et à l’encadrement spirituel des fidèles.
Les Qadis peuvent assumer d’importantes responsabilités administratives, judiciaires ou politiques, en particulier dans les États
où le clergé est étroitement associé au pouvoir. Les plus expérimentés peuvent devenir magistrats, conseillers, diplomates, hauts
fonctionnaires ou même ministres auprès des souverains bakluniens.
Les Mullahs peuvent aussi être appelés à de hautes fonctions, mais ils exercent principalement comme guides spirituels, enseignants
religieux, juges ou conseillers des communautés. En Ket, leur rôle au sein des institutions publiques les conduit à veiller à
l’application des principes de la Foi Véritable dans de nombreux domaines de la vie collective.
Lorsque les circonstances l’exigent, les Qadis peuvent également accompagner les armées afin d’y exercer des fonctions de chapelains,
de guérisseurs et de protecteurs contre les créatures surnaturelles et la magie maléfique.
Les Mullahs remplissent des fonctions comparables au sein des armées, tout en accordant une attention particulière à la discipline
et à l’observance religieuse.
Relations avec les autres clergés
Les prêtres d’Al'Akbar entretiennent généralement des relations cordiales avec les cultes dont les enseignements sont compatibles avec
les principes de leur foi. Ils se montrent particulièrement disposés à coopérer avec les clergés qui partagent leur attachement à la
justice, à la protection des innocents et à la lutte contre le Mal. Ces relations varient toutefois considérablement selon la branche
du culte à laquelle ils appartiennent, les régions et les circonstances politiques. Les Qadis entretiennent ainsi un lien étroit avec
le clergé d’Heironeous, ce qui est loin d’être le cas des Mullahs, qui ont davantage d’affinité avec les
clergés de Pholtus et de Saint-Cuthbert.
Tous manifestent en revanche une profonde méfiance envers la magie élémentaliste, dont certaines pratiques sont contraires aux
enseignements d’Al'Akbar, s’opposant notamment aux cultes élémentalistes maléfiques d’Ull. Ils combattent avec une détermination
particulière les cultes démoniaques, les nécromanciens noirs, les adorateurs d’Iuz et, plus généralement,
toutes les organisations vouées au Mal.
Les relations entre la Foi Exaltée et la Foi Véritable demeurent profondément conflictuelles. Leur rivalité porte principalement sur
l’autorité religieuse, l’interprétation de l’héritage d’Al'Akbar et la manière dont ses enseignements doivent être appliqués.
L’intensité de cette opposition varie cependant fortement selon les régions et les rapports qu’entretiennent les deux clergés avec
les pouvoirs politiques locaux.
Caractéristiques minimales :
❖ Qadis, Talesmis et Mullahs ❖ Sagesse 11, Intelligence 11 et Charisme 12. (Bonus de 10 %
sur leurs points d'expérience si deux de ces trois caractéristiques ont un score supérieur ou égal à 16.)
❖ Mufattis ❖ Sagesse 12 et Intelligence 13. (Bonus de 10 % sur leurs points d'expérience
si leur Sagesse et leur Intelligence ont un score supérieur ou égal à 16.)
Races / Sexes autorisés :
❖ Qadis, Talesmis et Mufattis ❖ Il n’y a pas d’interdit dogmatique, mais par tradition la Foi
Exaltée n’accueille que des baklunis au sein de son clergé. Les femmes sont acceptées mais sont très minoritaires.
❖ Mullahs ❖ Le clergé se montre plus ouvert aux autres peuples humains et accepte également dans
ses rangs les demi-humains d’ascendance baklunienne, considérant que l’enseignement d’Al'Akbar s’adresse désormais à tous.
Alignements possibles :
❖ Qadis et Talesmis ❖ Loyal Bon, plus rarement Neutre Bon.
❖ Mullahs ❖ Loyal Neutre, plus rarement Loyal Bon.
❖ Mufattis ❖ exclusivement Loyal Bon.
Armes autorisées :
Fauchon ou cimeterre (en premier), bâton, masse, épieu, arbalète, fronde et autres armes couramment employées dans la
région d'origine ou de résidence.
Armures autorisées :
Le port d’une armure, voire d’un bouclier, est surtout le fait des prêtres exposés à des situations dangereuses comme les
Talesmis, les prêtres des armées ou les frères des confréries militaires.
Vêtements cléricaux :
Les prêtres portent les tenues correspondant à leur rang sacerdotal, décrites dans la section consacrée à l’organisation du
clergé. Les Talesmis les délaissent généralement pour des tenues plus adaptées au voyage et à l’aventure,
tandis que les Mufattis portent une tenue correspondant à leur rang, mais dans laquelle le noir se substitue
au blanc, le pourpre au rouge et l’argent à l’or.
Les prêtres d’Al'Akbar peuvent recevoir des sorts de 6ème et de 7ème niveau, normalement
inaccessibles aux prêtres d’un demi-dieu ne résidant pas sur Tærre. Ces sorts leur sont accordés par les
Dieux Lointains, grâce à l’intercession d’Al'Akbar. Ils sont exclusivement issus des
sphères primordiales : Soins, Garde et Loi.
Volonté d'Asman : bonus de +2 aux jets de sauvegarde contre la peur, le désespoir et le découragement.
niveau 3
Une fois par jour : Calmer les esprits [Qadis], Aura de bien-être [Talesmis],
Connaissance des alignements [Mufattis] ou Zone de vérité [Mullahs].
niveau 5
Sagesse de Danesh : bonus de +2 aux jets de sauvegarde contre les illusions, fantasmes, charmes et
autres sortilèges qui chercheraient à tromper, manipuler ou altérer sa perception de la réalité.
Ce bonus augmente par la suite de +1 tous les quatre niveaux au-dessus du 5ème.
Jugement de Khaleq : une fois par jour, le prêtre peut faire s’abattre un éclair de foudre divine
sur une créature située à moins de 40 m, l’aveuglant automatiquement pendant un round. Si la créature est Mauvaise
ou a gravement offensé le culte, elle subit 10d6 points de dégâts, quelles que soient ses résistances ou immunités magiques.
Sinon, la foudre de la Loi refuse de frapper les innocents et ne lui inflige aucun dégât.
niveau 11
Une fois par jour : Guérison [Qadis], Barrière de lames [Talesmis],
Pierres commères [Mufattis] ou Obstination légale [Mullahs].
niveau 13
Lumière de Korshid : une fois par jour, le prêtre peut faire jaillir de son symbole un éclat de lumière
solaire dans un rayon de 3 m autour de lui, qui ne le gêne en rien et produit des effets semblables à ceux d’un
rayon de soleil lancé à son niveau d’expérience.
niveau 17
Profondément éclairé par la Sagesse de Danesh, le prêtre obtient un jet de sauvegarde sur une base de 20 (ajusté par ses
divers bonus de protection) contre les sorts et pouvoirs magiques qui n’en autorisent habituellement aucun et qui cherchent
à tromper, manipuler ou altérer sa perception de la réalité.