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Alors que la Lumière recouvrait les Ténèbres, Pélor vit enfin Béory, et Béory
vit Pélor, et immédiatement ils tombèrent follement amoureux... Alors ils
entamèrent leur danse de joie, et de leurs danses naquirent leurs Enfants...![]()
Dans les très rares occasions où elle choisit de se révéler à ses fidèles, Béory prend les traits d'une femme flanna gironde, d'âge mûr, aux cheveux bruns et à la peau parcheminée. Elle est vêtue d'une robe vert sombre et porte une couronne de feuilles et de fleurs. Tous ceux qui ont pu la voir ont été marqués par sa sérénité, sa sagesse et son imposante présence.
C'est une femme gentille, patiente, attentionnée, peu encline à se battre au corps à corps et préférant utiliser sa magie pour régler ses différents.
Béory combat avec un bâton des grandes forêts +5 unique, dont le nombre de charges est illimité, qui possède tous les pouvoirs possibles pour une telle arme, en plus de pouvoir pétrifier un adversaire au toucher.
Le lien existant entre Béory et Tærre est si fort que, quand elle combat, toute la végétation autour d'elle dans un rayon de 15 m combat avec elle. Les branches des arbres agrippent ses adversaires, l'herbe pousse pour entraver leurs jambes, etc. Cette défense spéciale est traitée comme un sort d'enchevêtrement permanent (JP avec un malus de 5 à chaque round). Un adversaire entravé le reste tant que Béory combat à moins de 15 m de lui ou 5-20 tours après qu'elle soit partie.
Bien qu'elle puisse utiliser les sorts de toutes les sphères accessibles aux prêtres, Béory préfère ceux des sphères Animale, Élémentaire, Climat et Végétale. Deux fois par jour, elle peut invoquer 6-24 mammifères sauvages, tels que des loups ou des ours ; les animaux obéissent à ses ordres pendant 8 heures et mourront pour elle si besoin est. Elle peut également invoquer 3-12 mammifères géants avec les mêmes restrictions. Enfin, Béory peut charmer les plantes à volonté et est sous l'effet d'un sort d'invisibilité aux morts-vivants permanent.
La plupart du temps, les adeptes de Béory, hormis ses druides, sont des gens très superstitieux. Pour eux, un changement de temps soudain, une neige précoce ou une pluie tardive sont des manifestations indiscutables de la puissance de Béory, de sa colère ou de son plaisir suivant la saison et de nombreux autres paramètres qui échappent aux non-initiés. La liste de ces soi-disant manifestations est trop longue pour être détaillée ici.
Béory peut très rarement apparaître sous les traits d'une jeune femme aux cheveux de lin, portant un râteau et louant ses services pour aider aux travaux des champs, ou équipée d'une baguette de coudrier et se proposant de guider un fermier jusqu'à une importante source d'eau claire.
Béory, la Mère Tærre, est la personnification de la nature et, à ce titre, elle tient une place importante dans les croyances de tous les peuples de Tærre ; plus particulièrement dans celles des Flannas pour qui la terre est sa chair, les rivières ses veines, le vent son souffle, le brouillard son haleine et la pluie ses larmes. Selon eux, tous les êtres vivants, toutes les plantes sont ses enfants et elle les chérit sans distinction de race ou de moralité. Les mythes flannas la décrivent comme une divinité puissante mais pour qui seuls les événements pouvant bouleverser l'équilibre de Tærre importent véritablement.
Divers aspects de Béory étaient vénérés en Flannesse bien avant l’arrivée des premiers œridiens. Toutefois, son culte ne devint ce que nous en connaissons actuellement qu’avec les premières invasions œridiennes. C’est, avec celui d’Obad-Haï et d’Ehlonna des Forêts, un des trois cultes fondateurs de la Vieille Foi. Dans le panthéon flanna, Béory fait partie d'une triade de dieux majeurs représentant la nature souveraine (Béory), la vie (Pélor) et la mort (Nerull) ; c'est-à-dire l'ordre naturel des choses. Elle y occupe le rôle de la déesse fertile, à la fois mère et femme des dieux, créatrice des esprits invisibles et détentrice des secrets de l'univers.
Béory est la source de toute vie. Qu'ils vivent à la surface de Tærre, sous les océans ou sous terre, tous les êtres font partie du cycle des naissances, de la vie et de la mort, et donc de Béory. Elle les aide à croître, les nourrit de sa douce pluie, et quand l'heure est venue, les rappelle à elle pour mourir. Les désastres causant des destructions de masse lui sont pour elle une véritable souffrance. Les actes des uns et des autres ne lui importent pas tant qu'ils ne menacent pas Tærre. Celle-ci doit être protégée pour maintenir les cycles naturels qui l'animent et la rendent féconde.
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Les adorateurs de Béory sont essentiellement humains, surtout d'origine flanna. Quelques elfes et des petites-gens la prient aussi mais ils sont assez rares. Bien qu'Ehlonna des Forêts lui soit souvent préférée, Béory est également une divinité très prisée par les créatures des bois.
Béory est sans nul doute la divinité qui compte le plus grand nombre de suivants parmi les peuples humains. Toutes les ethnies humaines de Flannesse sans exception l'honorent et, même si ses suivants sont plus volontiers d'origine flanna, elle est également très populaire chez les nomades baklunis, chez les peuples sulois et dans les royaumes œridiens. Béory est une déesse très largement vénérée dans les enclaves flannas, en Pérennelande, dans la région de Verbobonc, et dans les zones les plus rurales de l'ancien Grand Royaume.
La grande majorité des adorateurs de Béory sont des paysans. Ils la prient surtout pour lui demander de bonnes récoltes et des pluies abondantes. Dans les régions les plus civilisées, comme les terres d'Ærdy, l'adoration de Béory fait plus penser à un rite folklorique qu'à une véritable religion. En revanche, en Pérennelande, où la foi druidique prédomine depuis des siècles, Béory est une déesse majeure respectée de tous, du citadin au montagnard, des riches comme des pauvres.
Malgré cela, les personnes priant Mère Tærre pour ce qu'elle est réellement sont presque aussi rares que ses druides. Ces adorateurs avertis sont des ermites, des sages et des philosophes. On les trouve partout en Flannesse où ils œuvrent discrètement pour défendre Tærre et l'ordre établi de ses cycles vitaux.
Il n'existe pas à proprement parler de temples ou de chapelles dédiés à Béory. En revanche, la Flannesse compte de nombreux sites sacrés voués à cette déesse. Il s'agit le plus souvent de clairières ou de buttes bordées de pierres dressées et dont la disposition marque un ou plusieurs événements célestes, climatiques ou géologiques d'importance.
Les cercles de pierres, comme on les appelle communément, sont construits à des endroits où la magie bienfaitrice irradiant du corps de Béory est intense. Le cercle de menhirs est conçu de façon à canaliser cette énergie. Plus la magie de l'endroit est intense, plus le lieu possède des pouvoirs magiques importants. Par exemple, Rondepierre, situé juste à l'est de la ville de Faucongris, protège les gens qui s'y trouvent contre les sorts de divination. De la même façon, les Pierres Chantantes de la Forêt de Vesve semblent également posséder des pouvoirs magiques.
Davantage que des temples, les cercles sont des points de ralliement, de célébration et de rencontre. Chaque cercle donne son nom à la congrégation qui lui est rattachée, si elle existe. Les cercles comportant un autel sacrificiel sont les plus importants. On les trouve surtout dans les zones rurales mais également dans des endroits très sauvages, à l'écart de toute civilisation. Typiquement, 1 à 4 prêtres leur sont rattachés. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils y demeurent en permanence.
La béorine. Cette plante est fortement liée au culte de la déesse. Elle ne pousse qu'à l'intérieur des «cercles de pierres» et est indifférente au climat. La béorine est un petit arbuste qui peut faire jusqu'à 2 m de hauteur. Ses feuilles sont vertes tout au long de l'année et il porte en permanence 4d4 fruits orangés de la taille d'une cerise. Ces fruits sont extrêmement magiques car ils concentrent l'énergie bienfaitrice de Tærre. Une personne mangeant un fruit frais regagne immédiatement 1d2 pv. Si un sort de Baie Magique est fait sur ces baies, celles-ci sont trois fois plus puissantes que des baies normales. Ces arbustes sont hautement sacrés pour les prêtres de Béory.
La cueillette du guiA l'est des remparts de Faucongris, à moins de 100 m de la Porte des Druides de la Cité, sur une petite colline artificielle près de la piste de l'Ery, se trouve RondePierre, un double cercle de pierres levées au centre duquel se tient un autel de pierre. De nombreux autres cercles de pierres levées se rencontrent à travers la Flannesse, mais celui-ci est l'un des plus anciens connu, le site ayant été créé par des druides flannas bien avant l'édification de la cité. Ce site est aujourd'hui revendiqué par les adorateurs de Béory qui ne manquent jamais l'occasion de s'y arrêter, pour prier et méditer un moment, lorsqu'ils passent dans le coin. On a constaté qu'une personne se tenant au centre de RondePierre échappe à toute localisation ou détection par magie divinatoire.
Même si de nombreux druides la vénèrent, notamment ceux du Cercle de la Terre et du Cercle de l'Eau, le clergé
de Béory ne compte que très peu de prêtres. Leurs pouvoirs sont tellement similaires à ceux des druides, qu'on
les appelle très souvent (à tort) les druides de Béory. Cependant, ils n'appartiennent à aucun cercle
druidique et n'obtiennent jamais officiellement le titre de druide
. Ils progressent d'ailleurs
en points d'expérience comme des prêtres et n'ont aucun combat ou épreuve à accomplir pour accéder aux niveaux
supérieurs au 11ème.
Les Gardiens de Tærre affichent une neutralité absolue pour tout ce qui les entoure. Ils sont très prudents et ne se décident à agir que lorsque la situation requiert une intervention directe de leur part, comme quand l'équilibre naturel d'un endroit est en danger. Ce sont des gens pensifs aimant vivre comme des ermites dans le plus grand isolement. Ces prêtres sont des contemplatifs et ils n'utilisent leurs talents que pour éviter que l'ordre naturel des choses ne change. A force de scruter le monde, ils ont d'ailleurs tendance à réagir avec un temps de retard mais vont alors droit au but.
Ils sont très conservateurs et détestent s'immiscer dans les affaires des humains, demi-humains et humanoïdes de la Flannesse.
Les Gardiens de Tærre sont surtout présents dans les zones sauvages de la Flannesse. Ils vivent dans le plus grand isolement, évitant tout contact avec le monde extérieur. Seuls les elfes des bois de certaines grandes forêts comme la Vesve ont quelques contacts avec eux. Le petit clergé de Béory est organisé en congrégations, chacune étant rattachée à un cercle sacré de menhirs. La plupart de ces congrégations ne comptent que quelques prêtres mais certaines peuvent compter jusqu'à 20 individus. Il n'existe pas de hiérarchie au sein d'une congrégation. Chacun y est considéré comme l'égal de l'autre. Cependant, le plus vieux prêtre est toujours écouté, car son âge reflète sa sagesse.
Béory n'exige rien de ses prêtres. En fait, certains sages se demandent même si elle se préoccupe de leur existence, tant ils jouissent d'une grande liberté d'action. Les prêtres passent le plus clair de leur temps à communier avec la nature. Lors de leurs vagabondages sur leur domaine, ils sanctifient des endroits, soignent les plantes, pansent les animaux blessés, veillent à la bonne cohabitation des diverses espèces dont l'homme, etc. En de rares occasions, surtout lors de périodes de disette, ils vont même aider des paysans au moment des semailles. On sait également qu'à certaines occasions ils ont protégé des humanoïdes pour éviter qu'une tribu soit totalement exterminée par des humains revanchards.
Les prêtres de Béory entretiennent de bonnes relations avec ceux d'Ehlonna, d'Atroa, de Béreï et de Merikka. Ils considèrent les prêtres d'Ulaa comme des amis et des alliés fidèles. Les druides d'Obad-Haï sont leurs alliés les plus sûrs et ils collaborent d'ailleurs de façon régulière. Leurs relations avec les autres cultes sont neutres, quand elles existent. A chaque fois qu'ils le peuvent, ils s'opposent aux clergés de Tharizdun et d'Incabulos.
Les pouvoirs des Gardiens de Tærre qui sont assimilables à des sorts ont un ajustement à l'initiative de 3 segments. Ils n'ont aucune composante vocale et la seule composante somatique consiste pour un prêtre à étreindre son symbole entre ses deux mains tout en se concentrant.