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Béory donna naissance à un enfant, un enfant qu'elle conçut seule, et cet enfant avait pour nom Obad-Haï... Et bien que Béory aime tous ses enfants, Obad-Haï reste son préféré, car il veille sur ses moindres enfants et les protège.
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Le plus souvent, Obad-Haï est dépeint sous les traits d'un vieil ermite maigre et usé, portant de simples habits bruns ou roux.
Cependant, il n'est pas rare qu'il prenne la forme d'un nain, d'un gnome ou d'un hobbit, notamment lorsqu'il veut entrer en contact incognito avec l'une de ses communautés.
Obad-Haï aime jouer du chalumeau (un instrument de musique à vent proche de la flûte) et tire son surnom de celui-ci :
Sous forme humaine, le dieu porte toujours un grand bâton en bois de cornu, appelé le bâton chalumeau. Il s'agît d'une arme +3 qui permet à celui qui le brandit de marcher infatigablement aussi longtemps qui le désire, sans avoir besoin de boire ou de manger. Jamais un animal n'attaquera son porteur et la végétation s'écartera devant lui pour le laisser passer. Si jamais Obad-Haï laisse son bâton de côté, celui-ci vole aussitôt jusqu'au cornu le plus proche, où il restera caché dans les branches jusqu'à ce que son maître le rappelle.
Outre ses nombreux pouvoirs druidiques, Obad-Haï peut, à volonté et instantanément, se métamorphoser en n'importe quel animal (normal ou géant). Il peut également instantanément prendre la forme et les capacités de l'une des créatures sylvestres suivantes (chacune une fois par semaine): centaure, leprechaun, pixie, satyre, esprit follet et sylvanien. Il peut aussi à volonté devenir invisible, dissiper la magie et dissiper le Bien ou le Mal. L'avatar d'Obad-Haï n'est touché que par des armes d'un enchantement d'au moins +3 et régénère 2d4 pv par tour lorsqu'il n'est pas sous la forme d'un animal ou d'une créature sylvestre. S'il est agressé, il peut également faire appel à des créatures sylvestres pour l'aider, ce qu'elles feront toutes bien volontiers.
Obad-Haï aime parcourir la forêt sous la forme d'un blaireau, d'un loup ou d'un ours brun. Il peut apparaître également aux hommes sous les traits d'un animal géant, typiquement un aigle, un hibou, un lynx, un sanglier, un cerf, un porc-épic, une loutre voire même un brochet.
Lorsqu'il désire s'adresser à un groupe d'humains, de demi-humains ou d'humanoïdes, sans révéler sa véritable nature, il peut arriver qu'il le fasse sous la forme de l'une des créatures sylvestres dont il est capable de prendre l'apparence.
Le Chalumeau est l'un des patrons des druides et un ami de ceux qui vivent en harmonie avec leur environnement naturel.
Son culte est l'un des trois cultes fondateurs de la Vieille Foi (avec Béory et Ehlonna). Et au sein de cette organisation, sa croyance est désormais le courant de pensée dominant, quoi qu'en disent les adeptes d'Ehlonna des Forêts. Obad-Haï, le Chalumeau, est le protecteur de la nature sauvage et plus particulièrement de ses hôtes, les animaux. Nul d'entre eux ne peut être tué, dit-on, sans son consentement. Obad-Haï est donc très respecté des Flannas chez qui la chasse est traditionnellement un élément de subsistance important.
Dans la mythologie Flanna, Obad-Haï est une divinité de la nature très ancienne, née de l'union de Béory et de Pélor, en même temps que leurs quatre autres enfants (Rao, Béreï, Allitur et Zodal) et que la flore et la faune de la Flannesse. Cependant, il règne une certaine confusion sur l'origine d'Obad-Haï, de nombreuses légendes le présentant comme un druide de Béory ayant accompli de tels exploits qu'il aurait été déifié. Certains druides voient en lui le premier hiérophante à avoir atteint le Plan Concordant d'Opposition et le vénèrent davantage comme l'archétype du druide qu'ils espèrent devenir - le druide idéal - que comme une divinité de la nature. Ceci explique en grande partie la prépondérance du culte d'Obad-Haï au sein de la hiérarchie druidique mondiale.
Nul être ne peut vivre une vie heureuse s'il ne sait vivre en harmonie avec la nature sous toutes ses formes. Ceux qui lui nuisent ne méritent qu'un prompt châtiment approprié. Ceux qui ne font qu'un avec elle n'ont presque rien à en craindre, même s' il arrive parfois que des sots, pourtant bien intentionnés, soient les victimes d'un danger qu'ils n'avaient pas pu prévoir ou su éviter. Les terres sauvages peuvent être hideuses, dangereuses ou terribles, mais cela fait partie de l'ordre naturel des choses et elles doivent être respectées autant que celles qui sont de toute beauté, inoffensives ou merveilleuses.
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D'origine Flanna, le culte d'Obad-Haï s'est largement développé dans les régions boisées sous dominance humaine. Désormais, ce dieu est adoré par tous les grands peuples de Flannesse, dans virtuellement toutes les régions. Le plus grand nombre de ses suivants se trouvent dans les grandes plaines de l'Est et dans la vallée du Sheldomar. Obad-Haï est particulièrement populaire dans la forêt Adri et ses environs. De nombreux druides barbares ou vivant dans des régions sauvages et sous-peuplés vénèrent Obad-Haï.
La plupart des suivants d'Obad-Haï sont des gens simples, vivant au contact de la nature. Ce sont des chasseurs, des cueilleurs, des paysans, des bûcherons, des bergers, etc. Ils vivent la nature au quotidien et c'est en elle qu'ils puisent leur subsistance. Pour cette raison, le gibier, les plantes, les arbres, les forêts ont quelque chose de précieux, voire de sacré. Ils sont donc très sensibles aux préceptes du dieu et bien qu'ils ne puissent pas l'expliquer, ils savent que la parole des druides est source de sagesse.
La plupart des adorateurs d'Obad-Haï sont humains ou demi-elfes. On rapporte également que des gnomes, des hobbits, certaines créatures des bois et de très rares nains lui rendent hommage.
Toutes les églises et chapelles dédiées à Obad-Haï sont faites de rondins de bois. Leur intérieur est toujours sobre et fonctionnel. La plupart d'entre elles sont de simples cahutes. On les trouve dans des endroits rustiques, le plus souvent des petits villages en marge de la civilisation. Cependant, il en existe quelques-unes très élaborées, pouvant parfois être dans les arbres, qui hébergent de puissantes congrégations druidiques. On les trouve dans les forêts les plus profondes, à l'abri du regard des hommes.
Les services religieux sont brefs et pas particulièrement ritualisés. Ils consistent essentiellement en la consécration des fleurs, de la terre, de l'eau et du feu.
Tous les sanctuaires druidiques sont des zones sacrées, imprégnées de la magie de la nature. Ils sont généralement constitués de chênes plantés en cercles concentriques autour d'un bassin d'eau claire.
A l'est des remparts de Faucongris, à moins de 100 m de la Porte des Druides de la Cité, sur une petite colline artificielle près de la piste de l'Ery, se trouve RondePierre, un double cercle de pierres levées au centre duquel se tient un autel de pierre. De nombreux autres cercles de pierres levées se rencontrent à travers la Flannesse, mais celui-ci est l'un des plus anciens connu, le site ayant été créé par des druides flannas bien avant l'édification de la cité. Ce site est aujourd'hui revendiqué par les adorateurs de Béory mais il revêt également un caractère sacré pour les druides d'Obad-Haï. Ils ne manquent d'ailleurs jamais l'occasion de s'y arrêter, pour prier et méditer un moment, lorsqu'ils passent dans le coin. Il semblerait qu'une personne se tenant au centre de RondePierre échappe à toute localisation ou détection par magie divinatoire.
Les druides d'Obad-Haï sont des personnes très attachées aux traditions ancestrales. Ce sont des gens rustiques et simples veillant à la bonne cohabitation des espèces entre elles. Pour eux, l'homme est une espèce animale et elle doit être protégée comme les autres, le plus souvent d'elle-même. L'homme aurait dû rester en harmonie avec la nature qui l'a vu naître, grandir et qui le verra mourir. Ils conçoivent très mal la notion de progrès des peuples modernes qui leur apparaît futile, généralement inutile et même parfois dangereux. Ils estiment que la nature porte en elle tout ce qu'il faut pour vivre heureux et ils ne voient pas de raison de chercher ailleurs une chose qu'ils ont à portée de main. Pour eux, une chose n'est acceptable que dans la mesure où elle respecte la nature et ses habitants.
Les druides d'Obad-Haï sont essentiellement des hommes (90 %). Ce sont des gens assez secrets et peu loquaces, surtout avec les étrangers envers lesquels ils se montrent très méfiants. Cette méfiance, dit-on, tourne parfois à l'hostilité ouverte, rarement à la violence. Toutefois, même si ces druides sont décrits souvent comme rustres, ceux qui les connaissent disent que ce sont des amis chaleureux quand vous avez conquis leur estime et qu'ils ont décidé de vous donner leur confiance. Nombre d'entre eux leur servent d'ailleurs de guides spirituels. La vérité est que, contrairement aux apparences, les druides d'Obad-Haï s'investissent beaucoup dans les affaires de leurs semblables. Ces druides militants s'opposent souvent aux forces envahissant leur territoire, à moins qu'elles ne se montrent respectueuses de leur environnement, auquel cas ils n'interviennent pas.
De tous les druides, ceux d'Obad-Haï sont les plus concernés par les terres non cultivées et les animaux sauvages. Ils perçoivent la chasse comme un élément d'équilibrage naturel de l'écosystème et enseignent à la pratiquer de manière raisonnée, en choisissant par exemple l'élément le plus faible d'un troupeau et en évitant au contraire de tuer les femelles gravides. Par contre, ils luttent activement contre toute chasse excessive ou inutile. Dans le même état d'esprit, bien qu'ils protègent les terres sauvages, ils permettent et encadrent l'exploitation maîtrisée de certaines zones en veillant à contrer tout abus.
Le clergé est en fait exclusivement constitué de druides, aucune hiérarchie n'existe et les druides se traitent les uns les autres en égaux, sans considération de niveau. Toutefois, les aînés d'une congrégation sont toujours écoutés avec respect, la plus haute sagesse venant avec l'âge. Les druides d'Obad-Hai situés dans une même zone géographique constituent une branche de leur ordre. On peut citer l'Ordre de la Rose Épineuse, l'Aurore Dorée, la Voie du Tigre du Désert, la Confrérie du Chêne, les Fils de la Forêt, le Vent dans les Arbres, l'Ordre du Cep de Vigne et la Confrérie du Bois Noir. Tous ces groupes représentent des entités séparées mais se doivent respect et assistance en toute occasion. Parallèlement, les druides d'Obad-Haï respectent les règles en usage dans le cercle druidique dont ils dépendent (et au sein duquel peut se trouver des druides vénérant un autre dieu).
Les druides d'Obad-Haï sont présents dans toutes les régions rurales ou sauvages de Flannesse. On les trouve très souvent au contact des populations humaines, où la plupart d'entre eux font d'ailleurs office de guide spirituel, bien que leur autorité religieuse soit souvent contestée par des prêtres d'autres dieux.
Tout druide est rattaché à une chapelle, une église, ou plus rarement à un lieu naturel sacré (sanctuaire druidique, bosquet sacré, cercle de pierres levées, source magique, etc.). Le nombre de druides présents dépend alors de la taille et de l'importance du lieu de culte. La plupart du temps, il n'y a pas plus de trois druides; cependant certaines congrégations comptent plus d'une vingtaine de druides, celle de l'Adri étant sans aucun doute possible la plus importante de toutes. Elle est patronnée par la Grande Druidesse Immonara.
Reynarde Yargrove (Grande Druidesse de la Vallée du Sheldomar) est également une personnalité importante dans le culte, confrontée à des difficultés avec l'influence grandissante du culte d'Ehlonna dans la Vallée du Sheldomar, sous l'impulsion de la reine de Kéolande.
Un aspirant (nv 1) ou un ovate (nv 2) ordinaire étudie sous l'égide de son mentor, tout en gardant une occupation rurale (palefrenier, apiculteur, cultivateur, éleveur, etc.). Il passe alors le plus clair de son temps à proximité de l'église à laquelle il est rattaché. Il peut aussi être affecté au service d'un druide (nv 12) et se retrouver chargé, par exemple, de l'entretien d'un bassin ou de la demeure du druide. Cette servitude est très bien acceptée car, en retour, c'est l'opportunité d'avoir un mentor puissant et un appui solide pour monter dans la hiérarchie druidique.
Les initiés du 1er au 4ème cercle (nv 3 à 6) sont la pierre angulaire de l'ordre druidique, et consacrent généralement tout leur temps à leur foi. Ils habitent le plus souvent dans des petites demeures de pierre ou de bois et ont pour fonction de protéger soit une petite partie de la nature (un bois, un vallon) soit un village ou un groupe de hameaux. La plupart de ces druides ont un profil de druide de village ou de protecteur, et ceux qui ont opté pour la protection d'un village sont souvent devenus des responsables respectés de leur communauté.
Les initiés du 5ème au 9ème cercle (nv 7 à 11) ont considérablement élargi leur zone d’influence. Cette dernière peut maintenant comprendre des forêts entières ou de petites chaînes de montagnes. Bien que rattachés à une chapelle ou une église donnée, ils y séjournent en général assez peu souvent. En effet, ils passent le plus clair de leur temps à parcourir le territoire dont ils ont la charge et à veiller sur l'écosystème. Quand leur territoire comporte des villages, ils y passent souvent quelque temps pour y enseigner la chasse, pour bénir les champs ou soigner hommes et bêtes. Quand ils sont dans leur église, ils créent des potions, enseignent aux novices ou préparent leur future expédition. Les autorités régionales les respectent (ou les craignent) et plusieurs font appel à eux comme conseillers. Les initiés du 9ème cercle se préparent également à remplacer l’un des neufs druides du cercle élémentaire (en général Terre ou Eau) auquel ils appartiennent.
Lorsqu’il obtiennent officiellement le titre de Druide, leur influence et leurs responsabilités prennent des proportions qui dépassent largement le cadre de leur clergé. Ils continuent à veiller sur la faune et la flore à l’intérieur de leur région mais ils doivent aussi consacrer davantage d’énergie à la sélection des aspirants et au tutorat des initiés placés sous leur gouverne. De temps en temps également, le Grand Druide de leur cercle élémentaire peut confier des missions à l’un des ses neuf Druides.
Au sein de la Vieille Foi, les druides d'Obad-Haï entretiennent d'excellentes relations avec ceux de Béory, et ils se partagent la plupart des plus hauts postes de la hiérarchie druidique de la Flannesse. Ils reprochent aux druides d'Ehlonna de vénérer une déesse qui prône un combat actif contre toutes les créatures mauvaises (ou même simplement humanoïdes) des forêts, ce qui va à l'encontre du principe d'équilibre. Cependant, les relations ne tournent à la franche antipathie qu'avec les prêtres et les rôdeurs d'Ehlonna.
Les druides d'Obad-Haï éprouve une hostilité encore plus vive à l'égard des prêtres de Phyton, dieu mineur sulois CB (nature, beauté, agriculture) qui incarne la domination de l'homme sur la nature et qui encourage à abattre les forêts pour faire de la place aux cultures.
Les prêtres de Boccob et d'Istus apprécient le souci des druides d'Obad-Haï de maintenir l'équilibre en toute chose, les autres clergés sont souvent décontenancés par leur attitude distante (prise à tort pour une marque de dédain) et leur manque apparent de ferveur religieuse.
Les relations entre le culte d'Obad-Haï et les autres cultes de Tærre sont très variables d'une région à l'autre. Elles vont de l'entente cordiale dans certaines régions à l'opposition la plus farouche dans d'autres. Tout dépend du contexte, des évènements se déroulant dans la région où le druide est installé et du respect qu'on lui porte. En général, les druides s'opposent à toutes les formes d'abus et aux évènements qui pourraient bouleverser l'équilibre de la contrée où ils habitent.
Les druides d'Obad-Haï sont exceptionnellement compétents en herboristerie. Si l'un d'entre eux, de niveau 3 ou plus, dispose des ingrédients nécessaires, il est alors capable de préparer un breuvage ou un onguent d'herbes pouvant: (a) soigner 1d4 pv; (b) avoir 50 % de chance de soigner une maladie (non-magique); (c) neutraliser un poison (mais n'en annulant pas les effets déjà produits) infectant depuis moins de 10 minutes une personne ou un animal (ayant raté un premier jet de sauvegarde contre le poison), si la créature empoisonnée réussit un nouveau jet de sauvegarde contre le poison.
Les druides de niveau 7 ou plus dispose d'une pharmacopée naturelle permettant des soins encore plus efficaces, mais ils en gardent le secret et seuls les personnages non joueurs en disposent d'office.