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La réalité est fondée sur nos pensées. Celui qui est maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde.
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Xan Yae apparaît généralement sous la forme d'un bakluni, dont elle choisit le sexe et l'âge sur le moment, mais qui est toujours mince et gracieux. Elle aime parcourir incognito les rues des cités de la Flannesse sous l'apparence d'un acrobate ou d'un artiste martial. Quelle que soit la forme adoptée, elle porte généralement des vêtements de couleur gris tourterelle, rose poudré ou orange doré, et ne se sépare jamais de ses légendaires Lames Papillons, deux fauchons appariés d'environ un mètre de long, mais dont elle peut réduire la taille à celle de simples couteaux de table, pouvant ainsi facilement les dissimuler.
Bien que Xan Yae puisse utiliser toutes les armes associées aux moines, elle préfère manier sa paire de fauchons magiques. Leurs bonus magiques changent pendant le combat, selon un cycle d’un tour, entretenant une sorte d’harmonie en attaque et aux dégâts.
| Round | Côté droit | Côté gauche | ||
|---|---|---|---|---|
| Attaque | Dégâts | Attaque | Dégâts | |
| 1er | +6 | +1 | +1 | +6 |
| 2ème | +5 | +2 | +2 | +5 |
| ... | ... | ... | ... | ... |
| 6ème | +1 | +6 | +6 | +1 |
| 7ème | +2 | +5 | +5 | +2 |
| ... | ... | ... | ... | ... |
| 11ème | +6 | +1 | +1 | +6 |
Xan Yae se bat mieux en fait sans arme et, en tant que Maîtresse suprême des pétales, elle peut attaquer cinq fois par round avec ses mains ou ses pieds en infligeant d’énormes dégâts. Comme tout moine, elle a également une chance d’étourdir, voire d’assommer son adversaire.
En plus de toutes ses autres capacités, Xan Yae est une puissante psioniste. Elle dispose de 344 points psioniques et de la capacité d’en restaurer instantanément 6d6, une fois par jour. Elle maîtrise, au 16ème niveau, les disciplines suivantes : Agitation moléculaire, Ajustement cellulaire, Altération de l’aura, Animation suspendue, Assimilation d’énergie, Domination de masse, Equilibre corporel, Lecture d’objet, Manipulation moléculaire, Projection empathique et Voyage probable.
Les environnements hostiles non-magiques ne l'affectent pas. Cela inclut l'absence d'air, le froid, la chaleur, etc. Elle peut voyager dans n'importe quel Plan Intérieur, ainsi que dans le Plan Astral, mais pour aller dans les Plans Extérieurs du Grand Anneau, elle doit utiliser son pouvoir psionique de voyage probable.
La Dame de la Perfection est servie par des créatures (tant ordinaires que monstrueuses ou surnaturelles) de tous les alignements. Elle est notamment connue pour employer ombres, des translateurs (sphères messagères des dieux qui voyagent à travers les plans à une vitesse fulgurante), des félins et des dragons de jade. Pour ceux qui connaissent les préceptes de la déesse, l'apparition d'un faucon sanguinaire au crépuscule est considérée comme un bon présage, tandis qu'être surpris par un orage au lever du soleil est interprété comme un signe du mécontentement de Xan Yae.
Les débuts de Xan Yae sont incertains, car son ascension s'est faite dans l'ombre. L’hypothèse la plus probable est qu’il s’agirait d’une mortelle dont la divinisation aurait été parrainée par Istus, avant l’avènement de l’Empire Bakluni. Pendant des siècles, bien que discrète, Xan Yae a été très active et a joué un rôle important dans l’histoire de l’Empire et de sa chute. Aujourd’hui, son culte perdure non seulement dans l’occident baklunien mais aussi dans de nombreux endroits, souvent cachés à la vue de tous, à travers le continent.
Regarder le visage de Xan Yae, c'est regarder le crépuscule. Lorsque la gloire du jour cède le pas au danger de la nuit, la déesse convoque ses fidèles et les instruit sur la curieuse géométrie des ombres et les mystères de la furtivité. En tant que déesse de la discipline personnelle et de la force mentale, elle apprend à ses disciples à faire appel au pouvoir de l'esprit pour communier mentalement avec la symétrie grandiose et tournoyante du multivers.
La Fleur de Lotus Noir symbolise la divine beauté crépusculaire de Xan Yae. Le déploiement de ses pétales suggère l’épanouissement de l’âme.
Xan Yae compte parmi ses ennemis Pyremius et Pholtus, car tous deux promulguent des idéaux radicaux au nom d'un mal méprisable ou d'une loi inébranlable. Les deux dieux, que ce soit par le feu ou la lumière, chassent les ténèbres si sacrées pour son culte. Les alliés de la Dame de la Perfection sont peu nombreux, ce qui s'explique par le fait qu’elle est trop centrée sur sa tâche (certains diront trop égocentrique) pour s'intéresser aux affaires de ses semblables. Son principal allié est Zuoken, un serviteur zélé qu’elle a elle-même élevé au rang de demi-dieu, et dont les centres d’intérêt font partie intégrante de ceux de sa maîtresse. Le Seigneur des Chats, Rexfelis, est un compagnon fréquent.
La doctrine de Xan Yae repose sur trois préceptes métaphysiques interconnectés : l'Esprit universel, l'Harmonie perpétuelle et la Paix intérieure.
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Le concept de l'Esprit universel repose sur la croyance que toutes les choses existent parce que l'esprit les a créées, et que sans imagination, réflexion et volonté, le multivers cesserait d'exister. Ce principe est en accord étroit avec l'argument principal de la faction planaire connue sous le nom de Signe de l'Un. Comme les Signeurs, les adeptes de Xan Yae croient en la malléabilité de la création et en la capacité de l'esprit à modifier la réalité. Dans l'expression ultime de leur foi, les croyants espèrent un jour utiliser leurs facultés mentales collectives pour transformer la forme même du multivers.
L'idée de l'Harmonie perpétuelle soutient que toute vie est équilibrée, que la symétrie apparaît dans toute chose et gouverne tous les êtres. Le fait d'être en harmonie avec soi-même et avec son environnement nous met en harmonie avec la nature. Cela permet à son tour d'accéder plus facilement à l'Esprit Universel.
Enfin, pour maintenir l'Harmonie Perpétuelle et manipuler l’Esprit Universel, il faut d'abord atteindre la Paix Intérieure. Pour ce faire, il faut concilier des activités martiales et spirituelles, dans un effort constant pour trouver son équilibre intérieur. La parfaite maîtrise de ces exercices physiques et mentaux permettra d’atteindre un niveau d'existence supérieur.
Bien que son clergé soit restreint et élitiste, le culte de Xan Yae est relativement populaire en Flannesse, en particulier auprès de ceux pour qui la recherche de l’harmonie est à la fois un mode de vie et une religion. Étant une divinité baklunie, elle est bien évidemment principalement vénérée en occident, des plaines des Paynims à Ket, en passant par Zeif, Ekbir et Tusmit. Dans ces terres, un style particulier d'arts martiaux a été développé autour de la foi, connu sous le nom de Voie du Lotus, pratiqué aussi bien par des paysans que par des nobles.
En tant que Maîtresse Suprême des Pétales, Xan Yae est vénérée par presque tous les moines et artistes martiaux de la Flannesse, parfois indirectement à travers la vénération de son serviteur Zuoken. Pour ces pratiquants des arts martiaux, elle incarne la perfection qu’ils cherchent à atteindre. Cependant, ceux-ci sont peu nombreux et pratiquent souvent leur foi dans des monastères aux confins de la civilisation ou dans des temples à l’abri des regards indiscrets.
En tant que Maîtresse des ombres et de la furtivité, Xan Yae jouit d’une certaine popularité auprès de ceux qui vivent ou agissent dans l’ombre et le secret. Des voleurs, espions, contrebandiers et assassins tentent d’attirer ses faveurs lorsqu’ils orchestrent des affaires clandestines. Les mages des ombres la vénèrent ou la considèrent au moins avec respect.
Xan Yae est aussi une divinité de la puissance de l’esprit, attirant dans son giron des psionistes et des médiums, ainsi que des érudits, des philosophes et des savants.
Toute une tradition monastique s’est développée en liaison avec le culte de Xan Yae. Cependant, celle-ci encourageant ses fidèles à œuvrer discrètement, dans le secret et dans l’ombre, les temples et monastères de Xan Yae sont généralement très difficiles à trouver. Le plus souvent, ils sont bâtis dans des lieux reculés, isolés et difficilement accessibles. Les temples urbains, bien que grands, sont remarquablement discrets, tant sur le plan architectural que sur les activités qui s’exercent en leur sein. On pense que des temples qui lui sont dédiés sont cachés un peu partout sur le continent, mais rarement dans des souterrains, car l’ombre n’acquière sa dimension mystique qu’à l’aune de la lumière naturelle.
La lumière dans les temples est toujours tamisée et des courants d’air font tinter des clochettes et des carillons, créant un fond sonore paisible, propre à la méditation.
L'équilibre entre l’âme et le corps, l'esprit et la matière, est mis en exergue par l'équilibre entre l'obscurité et la lumière, le jour et la nuit. Il n’est donc pas étonnant que les adorateurs de Xan Yae accomplissent tous leurs rituels religieux au crépuscule.
Outre les prières, les rites incluent des exercices martiaux chorégraphiés, des séances de méditation, des lectures collectives et des chants.
Détaché du monde extérieur et de ses petits tracas, un D’ai Shaton se replie sur lui-même pour rester seul avec sa foi et réfléchir aux grands problèmes de l’univers. Persuadé que la spiritualité ne peut être atteinte que grâce à une discipline mentale, physique et morale des plus strictes, il cherche de manière obsessionnelle à se perfectionner dans tous les domaines – esprit, corps et âme – afin de créer un équilibre parfait entre ces aspects de son être.
La plupart des D’ai Shaton pensent que tous les aspects de la perfection doivent être atteints ensemble, en équilibre les uns avec les autres. Une minorité croit cependant que le fait de perfectionner un aspect en premier aidera à mettre les autres en harmonie.
Les D’ai Shaton ne font pas de prêche et ne cherchent pas à propager la bonne parole pour convertir des fidèles, il leur revient de démontrer par l’exemple les vertus de la foi.
En dehors des terres baklunies, l'Église de Xan Yae reste un mystère pour la plupart des habitants de la Flanesse. Les moines et les D’ai Shaton suivent un mode de vie complètement différent de celui des gens normaux, mangeant différemment, se déplaçant différemment, et surtout, regardant le monde d'une autre manière que le commun des mortels. Ils sont donc perçus comme des excentriques, suscitant la curiosité, l’amusement, le dédain ou la crainte, et le plus souvent regardés avec la plus grande défiance.
La hiérarchie s’articule autour du Père ou de la Mère, le responsable du temple ou du monastère dont dépendent tous les D’ai Shaton de la région. En dessous de lui, les rangs n’ont pas de caractère officiel et le clergé n’utilise pas d’autres titres que Frère ou Sœur pour les désigner.
La vie au monastère est assez austère. Elle est réglée selon un rythme très précis qui dépend des heures de lever et de coucher du soleil. Il est expressément demandé aux visiteurs de respecter ce rythme. Les lumières tamisées, le silence et l’odeur de l’encens sont les compagnons des moines et des prêtres. Au cours de la journée, une cloche leur signale les changements d’activité.
Les D’ai Shaton vivent généralement reclus, en marge de la société, et n’ont que peu d’interactions avec les autres clergés. La seule exception notable est le clergé de Zuoken, le premier serviteur de la Dame de la Perfection ; il est d’ailleurs très fréquent que les serviteurs des deux divinités cohabitent et se partagent les responsabilités au sein d’un même monastère.
| Niveau | CA | Mains et Pieds | Mv | |
|---|---|---|---|---|
| #AT | Dégâts | |||
| 1-3 | 10 | 1 | 1d3 | 13 |
| 4-6 | 9 | 1 | 1d4 | 14 |
| 7-9 | 8 | 3/2 | 1d4 | 15 |
| 10-12 | 7 | 3/2 | 1d6 | 16 |
| 13-16 | 6 | 2 | 1d6 | 17 |
| 17-20 | 5 | 2 | 1d8 | 18 |
| 21 et + | 4 | 5/2 | 1d8 | 19 |
À la discrétion du MD : lors de la création du personnage, un D'ai Shaton bénéficie d'un bonus de +5 % au tirage déterminant s'il possède un talent psionique naturel (voir page 156 de l'AIDE AU JOUEUR : Talents & Pouvoirs).
Pour un D'ai Shaton, les armures et les boucliers ne valent pas mieux que des béquilles ; il convient donc de les réserver aux êtres qui ne sont pas assez forts mentalement pour s'en passer. Il compense en apprenant très tôt à se positionner et à se mouvoir de manière à éviter les coups, améliorant sa CA d'un point tous les trois niveaux d'expérience, lorsqu'il n'est pas surpris.
Tout comme les moines, le nombre d'attaques par round et les dégâts que les D'ai Shaton peuvent réaliser, avec leurs mains ou leurs pieds, augmentent au fur et à mesure qu'ils progressent en expérience. Ils n'ont cependant pas la capacité des moines à étourdir un adversaire lorsqu'ils réussissent un coup critique.
Les D'ai Shaton ne peuvent pas porter d'armure ni de bouclier sous peine de perdre tous leurs bonus à la CA, ainsi que leur déplacement accéléré et leur capacité à se dissimuler dans l'ombre.