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Au Commencement il y avait la Lumière et il y avait les Ténèbres...
et la Lumière avait pour nom Pélor.![]()
Pélor possède de nombreux avatars et peut apparaître sous des formes très diverses.
Dans le mythe originel flanna, il est décrit comme un titan à la peau dorée, doté d'une tête de lion au rugissement abasourdissant, dont la fourrure et la crinière sont semblables à de l'or filé, et dont les yeux sont des orbes flamboyantes de lumière. Généralement, il n'est vêtu que de simples habits blancs et de sandales, ne portant rien d'autre qu'un bâton ferré très ordinaire. Mais, lorsqu'il doit livrer bataille et que sa colère gronde, Pélor revêt alors ses plus beaux atours de guerre: une cotte de mailles et un plastron en or, son bouclier Disque Solaire, et sa puissante lance de soleil Renwheot. Il traverse alors le ciel sur son chariot de feu, tiré par sept fougueux chevaux ailés gigantesques, pour fondre sur ses ennemis.
Dans le mythe actuel, la représentation la plus courante de Pélor est celle d'un homme élancé, à la peau dorée, de grande taille et d'une exceptionnelle vigueur malgré son grand âge apparent. Ses cheveux ébouriffés et sa barbe hirsute semblent être d'or étincelant. La lumière du soleil brille dans ses yeux de saphir, mais pas au point qu'on ne puisse les regarder et y voir toute la bienveillance qui les anime. Chevauchant la grande ki-rin Pensée Étoilée, il invoque des nuées d'aigles et anéantit les forces du Mal à grand renfort d'éclairs de lumière.
Un avatar de Pélor est immunisé à toutes les attaques magiques pouvant réduire sa force ou affecter sa vue, et à celles qui sont basées sur la lumière. Il peut lancer tous les sorts de mage qui sont en rapport avec la force ou la lumière. Il peut également manipuler à sa guise les forces du Plan Quasi-Élémentaire de Radiance et envoyer chaque round autant d'éclairs de lumière qu'il y a de créatures autour de lui, infligeant à chacune d'entre elles 2d10 points de dégâts (la moitié par l'énergie positive et l'autre moitié par le feu), voire 4d10 aux morts-vivants et aux créatures mauvaises des Plans Inférieurs. De plus, ces créatures sont extrêmement sensibles à l'aura irrésistible de lumière et de bonté qui émane d'un avatar de Pélor. N'importe quel mort-vivant ou créature mauvaise des Plans Inférieurs se tenant à moins de trois mètres de lui subît 2d6 points de dégâts par round (sans jet de sauvegarde ni résistance à la magie).
Quelque soit l'équipement d'un avatar de Pélor, tous ses objets magiques possèdent un bonus de +5. De plus, il peut toujours créer un globe de lumière d'un rayon de 30 m, brillant avec l'intensité du soleil, par l'intermédiaire de l'un des objets qu'il porte sur lui. Cela peut être un bâton (comme dans la représentation ci-dessus), une cotte de mailles ou un bouclier. Toute créature se trouvant dans l'aire d'effet du globe est aveuglée toute une journée, voire de manière permanente si elle rate un jet de sauvegarde contre les souffles (seul un souhait, un miracle ou un sort de régénération pouvant alors lui rendre la vue).
En mêlée, il utilise le plus souvent une masse +5 de disruption et de feu, qui détruit tout mort-vivant au contact et inflige des dégâts doubles aux créatures qui craignent le feu.
Pélor peut conjurer des aigles normaux, géants ou célestes, mais il évitera de les confronter à un danger trop important.
Pélor dispose de nombreux alliés capables de venir à bout d'ennemis très puissants, aussi n'intervient-il que très rarement directement. Ses messages sont généralement délivrés par des anges, parfois par des animaux dans les communautés druidiques (aigles ou lions qui peuvent être dotés temporairement de la parole) et non par des signes mystérieux dans le ciel. Seuls les charlatans voient dans l'activité et l'apparence du soleil l'expression de la pensée de Pélor. Ce dernier n'éprouve presque jamais le besoin de s'adresser aux êtres vivants à la surface de Tærre, et s'il le fait, il veut être sûr de se faire comprendre.
Parfois, il prend l'apparence d'un guérisseur d'âge moyen aux cheveux blonds, afin de pouvoir se mêler aux gens du peuple, prodiguer ses soins aux malades et parfois même guérir miraculeusement quelques infirmes.
De temps en temps, on entend l'histoire d'un étranger charitable ayant donné tout ce qu'il possédait à des gueux sans rien demander en retour, avant de disparaître aussi soudainement qu'il était apparu.
Pélor est le grand Dieu Soleil, une source de vie, de guérison, de chaleur, de bien-être et de force. Pélor est une divinité excessivement puissante, entièrement dévouée à la cause du Bien, et qui se montre indifférente aux querelles entre Loi et Chaos, tant que le Bien prédomine.
Le culte ancestral d'origine flanna de cette divinité s'est largement répandu et Pélor est connu dans toute la Flannesse, parfois sous des noms différents. Au cours de leur migration, les œridiens l'adoptèrent en l'assimilant à leur propre dieu solaire Sol, et c'est encore sous ce nom qu'il est vénéré dans les provinces d'Ahlissa, du Royaume du Nord, de Rel Astra et des Barons des Mers. Dans le califat d'Ekbir, les théologiens assimilent généralement Pélor à Korshid, le Dieu Lointain du Soleil hérité des anciennes croyances paynims. Toutefois, il est vénéré sous le nom d’Al'Asran, forme sous laquelle Korshid se révéla à Al'Akbar afin de lui remettre sa Coupe et son Talisman. En dehors d'Ekbir, où ce culte occupe une place prépondérante au sein de la Foi Exaltée, il demeure relativement confidentiel dans les contrées occidentales.
Son culte revêt de multiples aspects mais Pélor représente avant tout l'énergie bienfaitrice du soleil, apportant chaleur et réconfort, nourrissant les plantes, et bannissant les ténèbres. Même s'il lui est étroitement associé, Pélor n'est pas la personnification du soleil lui-même. Il est celui qui contrôle sa course dans le ciel et l'énergie de son rayonnement sur Tærre, protégeant sa lumière des forces qui veulent imposer les ténèbres. A ce titre, Pélor est connu de tous les êtres qui parcourent la surface de Tærre et craint de tous ceux qui se cachent sous la terre.
En deuxième, par ordre d'importance, vient le rôle de Pélor en tant que divinité de la guérison. Les membres de son clergé se doivent de consacrer une grande partie de leur temps et de leur énergie à nourrir les affamés et à soigner les malades, surtout parmi les plus démunis. Son clergé est donc devenu extrêmement populaire auprès de ceux qui n'ont pas été favorisés par la vie.
En conséquence de son rôle de dieu du soleil, Pélor est aussi un dieu de lumière mais il est concurrencé dans ce domaine par Pholtus et d'autres divinités, notamment lorsque cette lumière n'est pas d'origine solaire.
Pélor est aussi un dieu de la force, non pas au sens purement physique du terme (comme dans le clergé de Kord) mais aussi et surtout au sens spirituel : force de la vie, force de la volonté et de l'espoir, force de faire face à l'adversité et de se dresser contre le Mal.
La nature de la vénération de Pélor a changé subtilement depuis l'avènement du troisième âge et les dernières guerres qui ont embrasé toute la Flannesse. Anciennement considéré comme une divinité pacifique et douce, soucieuse des souffrances d'autrui, de plus en plus de gens voient en Pélor la force radieuse qui chasse les ténèbres qui ont envahi la Flannesse. Tout à la fois dieu paisible et charitable, qui veut apaiser les souffrances, et divinité guerrière dont le courroux frappe les ténèbres et le Mal. Aujourd'hui, il fortifie et soigne les champions du Bien, et son symbole sacré apparaît sur maints écus et bannières de Flannesse.
La vie naît du soleil. Sa lumière offre force aux faibles et soins aux blessés tout en annihilant les ténèbres et le Mal. N'ayez pas peur de défier les forces de la corruption, mais souvenez-vous que si l'éclat du soleil peut aveugler les yeux, l'incessant combat mené contre les forces négatives aveugle parfois le cœur aux vertus essentielles: la bonté, la miséricorde et la compassion.
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Les plus fidèles des suivants de Pélor sont les gens de bien qui désirent apaiser les souffrances et apporter chaleur et lumière aux désespérés.
Les gens du peuple louent la bienveillance et la miséricorde de Pélor. Nécessiteux, sans-abri, malades et infirmes savent qu'ils peuvent toujours compter sur les prêtres de Pélor pour les nourrir, les héberger et les soigner.
Son culte est largement répandu dans les communautés agricoles qui vénèrent essentiellement son aspect solaire.
Le clergé de Pélor est sans aucun doute celui qui est le plus développé dans la Flannesse. Toutefois, les cérémonies religieuses consacrées à Pélor ne nécessitant aucun lieu de culte spécifique, si ce n'est une aire dégagée permettant l'observation du soleil tout au long de la journée, les temples ne sont pas si nombreux que l'on pourrait s'y attendre. Dans la campagne, les lieux de prière se résument souvent à un simple autel de pierre situé en haut d'une colline ou autre endroit très ensoleillé, et sont parfois délimités par un cercle de pierres levées.
On trouve un Grand Temple dans la capitale de chaque région non mauvaise de Flannesse, généralement dans un quartier pauvre, parfois dans le quartier religieux. Ces temples sont grands, aérés, d'un blanc immaculé et d'une propreté impeccable. Ils sont le plus souvent bâtis de façon à ce que le soleil en baigne chaque pièce durant toute la journée. Pour ce faire, ils abritent des cours ouvertes et ensoleillées.
En dehors des capitales, on ne trouve guère que de petites chapelles dans les villes et villages, la plupart de l'argent du clergé étant consacré à la construction et à l'entretien des hospices. Les chapelles sont souvent des bâtiments rudimentaires dont le seul aspect admirable est un vitrail ornant le mur sud, derrière l'autel, représentant Pélor dans toute sa gloire. Les murs extérieurs et intérieurs sont si possible peints en jaune clair.
Bâton de soins. Cet objet qui permet de guérir les maladies, la cécité, les blessures ou la folie, revêt un caractère sacré pour les suivants de Pélor. D'ailleurs, nombre de bâtons de soins sont l'œuvre de prêtres de Pélor et sont reconnaissables aux runes dorées qui parcourent leur manche et au pommeau qui les surmontent. Ce pommeau est le plus souvent en or et porte l'effigie du visage solaire de Pélor. Il peut aussi s'agir d'un globe de cristal irradiant une douce lumière dorée lorsque l'un des pouvoirs du bâton est activé.
Masse de disruption. Cette arme magique d'alignement neutre bon est la plus prisée par les prêtres de Pélor.
Lame Soleil. Cette arme magique est étroitement associée au culte de Pélor et est l'arme de prédilection des paladins de l'ordre.
Les messes consistent en des chants religieux, une prière publique, la collecte de l'aumône auprès des plus aisés et sa distribution aux plus nécessiteux.
Une fois par semaine, le jour du Soleil à midi, se déroule la grande messe de l'élévation. C'est une cérémonie publique qui dure deux heures.
Les Péloriens
Les Illuminateurs sont généralement pacifiques, amicaux et dotés d'une volonté de fer. Ce sont principalement des guérisseurs et des protecteurs, mais ils n'hésitent pas à prendre les armes quand il le faut. Ils emploient leurs pouvoirs pour soigner, nourrir et aider ceux qui sont dans le besoin, et ils développent tous les talents nécessaires à la protection de leurs ouailles. Ils sont libres de s'aventurer en des contrées éloignées, utilisant leurs pouvoirs pour soigner leurs alliés et les aider à combattre le Mal et les Ténèbres.
La plupart des Illuminateurs sont des hédonistes qui mènent une vie saine, appréciant la bonne chère et les fêtes sans excès, pratiquant des activités sportives, culturelles et artistiques, dans la liberté du corps et de l'esprit, ignorant la pudibonderie.
Mises à part les régions dans lesquelles le clergé n'a qu'une influence mineure et où seules sont présentes quelques missions, généralement gérées par le prêtre qui a décidé de l'ouvrir ou un de ses successeurs, l'organisation du clergé de Pélor est toujours la même. Il s'agît d'une organisation pyramidale avec un Grand Temple dans la ville principale et de petites chapelles dans le reste du pays, cela quelle que soit le pouvoir en place et la population de la région dans laquelle le culte est implanté. Un Grand Temple ne peut être administré que par un grand prêtre tandis qu'une chapelle peut être gérée par un prêtre dès qu'il atteint le quatrième niveau et donc que son dieu lui accorde le pouvoir de guérir magiquement les maladies.
Depuis la disparition inopinée de l'ancienne papesse du clergé, Chani Liet (qu'aucune divination n'a permis de retrouver bien que l'on sache qu'elle est vivante), le siège de la papauté a été transféré de la cité de FauconGris à la capitale de la Grande Marche. Le nouveau pape, dont le titre honorifique est «Rayon de Soleil», est Erwan Mervic, un prêtre peu connu auparavant et qui a été nommé à la tête du clergé à la surprise générale des observateurs extérieurs au clergé de Pélor.
Les Illuminateurs débutent systématiquement leur journée par une prière, dès l'aube, face au soleil levant. Si le soleil n'est pas visible, ils ressentent intuitivement à quel moment et dans quelle direction ils doivent se tourner pour prier. Sans cette prière, les Illuminateurs ne peuvent pas remémorer leurs sorts, aussi prennent-ils toutes leurs précautions pour être réveillés avant l'aurore. Dans les temples, les prêtres sont éveillés par un gong, sonné par le Veilleur aux premières lueurs à l'horizon. Le Veilleur est un prêtre qui reste éveillé toute la nuit, arpentant le temple en priant et en balançant sa lanterne. Il guette l'aube et frappe le gong pour éveiller la confrérie. Le Veilleur change à la fin de chaque cycle de Luna (28 jours). Son rôle est capital, car la croyance populaire veut que si le Veilleur s'endort et laisse passer l'aube, le soleil ne se lèvera pas.
A midi a lieu la cérémonie de l'Élévation, qui dure une heure. Une fois par semaine, le jour du Soleil, elle est remplacée par une messe publique de deux heures. Au coucher du soleil a lieu une dernière prière.
Un prêtre aventurier fera ses dévotions au lever du soleil, à midi et au coucher du soleil.
Les Illuminateurs doivent aider les pauvres, soigner les malades, nourrir les affamés, collecter l'aumône auprès des nantis pour la redistribuer aux moins fortunés. Dans leurs hospices, ils hébergent les sans-abri, préparent et distribuent la soupe populaire et prodiguent leurs soins. Ils ne prêchent pas. C'est leur attitude exemplaire, la bonté qu'ils manifestent et la force intérieure qu'ils dégagent qui doivent être les vecteurs qui amènent les gens à se convertir à leur foi.
Il existe une grande connivence entre les clergés de Pélor et de sa suivante Mayaheine. Les membres du culte de Mayaheine se faisant un devoir de protéger les prêtres de Pélor qui en retour les fortifient, les soignent et les ramènent à la vie lorsqu'ils sont tombés au combat. Le clergé de Pélor entretient également des relations chaleureuses avec celui de Rao, ces deux cultes aspirant tous deux à la paix et à la sérénité.
Les prêtres de Pélor ont beaucoup d'affection envers ceux de Zodal qui comme eux font preuve de miséricorde et de bienveillance à l'égard des moins fortunés, et il n'est pas rare que les prêtres des deux ordres coopèrent au sein du même dispensaire. Ils apprécient également les prêtres de Lydia qui vénèrent la lumière du jour et qui reconnaissent Pélor comme le patron de leur déesse dans ce domaine. Des prêtres de Lydia viennent parfois dans leurs hospices pour partager leurs connaissances avec eux et jouer de la musique pour redonner du baume au cœur des malades.
La déesse mineure Joramy est respectée car son pouvoir sur le feu lui vient de la terre et non du soleil, ce qui lui permet d'apporter la lumière dans les profondeurs de Tærre (endroits où les prêtres de Pélor n'aiment guère s'aventurer) et d'y brûler les créatures mauvaises qui y résident.
Béory est grandement respectée car les prêtres de Pélor reconnaissent en elle la nature souveraine qui a accepté le don de vie de leur dieu, mais ils ne comprennent pas que les suivants de Béory ne s'impliquent pas davantage dans la lutte contre le Mal et tout particulièrement les créatures mauvaises contre-nature.
Plus généralement, les prêtres de Pélor entretiennent d'assez bonnes relations avec tous les clergés bons de Tærre, notamment ceux des dieux demi-humains Corellon Larethian, Eilistraee, Moradin, Berronar Purargent, Garl Brilledor, Yondalla et Cyrrollalée, des dieux intermédiaires Ehlonna (fertilité), Heironeous (chevalerie), Kord (force), Saint Cuthbert (honnêteté) et Trithéréon (liberté), et des dieux mineurs Atroa (printemps, renouveau), Béreï (famille, agriculture), Myhriss (amour), Sotillon (été, aide et confort) et Velnius (ciel, climat). On peut citer encore quelques dieux qui tiennent une place privilégiée dans le cœur de Pélor: Titania (la reine féerique qui prend soin de toutes les créatures féeriques), Remnis (le grand seigneur des aigles), Koriel (le dieu ki-rin), Iallanis (déesse géante de l'amour, du pardon et de la pitié), Stronmaus (dieu géant du soleil, des cieux et du climat) et Eachthighern (seigneur des licornes, dieu de la protection et des soins, dont le nom est synonyme de loyauté et de bravoure).
Les relations avec le clergé de Pholtus se sont considérablement détériorées depuis que ce dernier a radicalisé son propos et privilégie la loi au détriment du bien, tout en contestant de plus en plus la légitimité de Pélor dans son rôle de dieu soleil.
Les prêtres de Pélor s'opposent à tous les cultes mauvais. Leurs plus grands ennemis sont les cultes de Nerull (mort et ténèbres) et d'Incabulos (maladies et famine). Ils veillent particulièrement à maintenir Tharizdun (ténèbres éternelles, entropie) dans sa prison car ils pensent qu'il est le seul dieu mauvais véritablement capable de s'opposer à la lumière de Pélor. Iuz a été récemment ajouté à la liste des principaux ennemis depuis la guerre qu'il a déclenchée, au cours de laquelle il a employé un grand nombre de morts-vivants et infligé des souffrances à de nombreux innocents.